En prévision de la coupe du monde de 2018 à Moscou, l’Union belge de football a chargé le rappeur Damso de composer l’hymne de l’équipe des Diables Rouges. Le Parti Populaire appelle l’organisation à choisir un artiste qui incarne nos valeurs.

L’Union belge de football veut se rapprocher de son public en choisissant un jeune artiste pop issu de l’immigration. Si l’intention peut paraître louable, l’erreur de casting laisse pantois : les paroles de Damso sont crues, violentes, haineuses et dégradantes pour les femmes. Une semaine après les émeutes de Bruxelles, faut-il ériger en modèle d’intégration un artiste qui fait l’apologie du crime et de l’argent facile ?

Pour l’instant, le principal intéressé n’a pas daigné réagir publiquement aux inquiétudes des citoyens. Les garde-fous promis par l’Union ne suffisent pas. Damso véhicule une image désastreuse pour les jeunes et à ce jour il n’a pas manifesté l’intention de s’en débarrasser. Ne dit-il pas, dans sa chanson Ipséité, « Je m’en bats les couilles de l’exemple que je donne aux jeunes/J’suis pas éducateur, fais tes sous et ferme ta gueule » ?

La FIFA reconnaît officiellement l’Union belge de football ; à ce titre l’organisation représente notre pays dans le monde du football. La fédération devrait donc logiquement incarner nos valeurs de respect et de fair-play. Damso se situe à l’opposé de ces principes : le Parti Populaire regrette cette erreur de casting.

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