Au prétexte de sauver nos enfants, peut-on hypothéquer leur avenir ? Pour financer la transition énergétique, le gouvernement Michel va endetter la Belgique à hauteur de 10 milliards d’euros. Dubitatif, le Parti Populaire exige une évaluation objective de l’impact sociétal et budgétaire de ces emprunts « verts ».

Mardi soir, à l’occasion du One Planet Summit de Paris organisé par Emmanuel Macron, le Premier Ministre Charles Michel (MR) confirmera sa volonté d’endetter la Belgique à hauteur de 10 milliards d’euros pour subventionner des projets dits « durables ». L’Etat belge émettra ses premières « obligations vertes » au premier trimestre de 2018.

La dette publique belge reste préoccupante

En juillet 2013, l’actuel Ministre des Finances – Johan Van Overteld – alors conseiller économique de la N-VA, publiait un article explosif dans Le Vif L’Express : dedans, il révélait que la dette publique belge était six fois supérieure à ce qu’en disaient les statistiques officielles (655% du PIB, plutôt que 104,5%). En bientôt quatre ans, et malgré sa présence au dernier gouvernement, la situation financière de la Belgique n’a pas tellement changé.

Pourtant, la majorité fédérale veut emprunter sur les marchés financiers pour subventionner des projets au rendement incertain. Cet argent, consacré au développement des énergies intermittentes, ne faudrait-il pas plutôt l’investir dans la sécurité et la rénovation de nos centrales nucléaires ? Rappelons que selon Elia, le gestionnaire du réseau de transport de l’électricité, la sortie du nucléaire nous mène tout droit vers la coupure de courant en 2025.

Sauver les générations futures, ou les taxer ?

Inquiet, le Parti Populaire exige la publication d’une étude chiffrée et indépendante sur l’impact sociétal et budgétaire à long terme de ces emprunts, avant leur émission. Il est bon de rappeler que s’endetter aujourd’hui, c’est augmenter les impôts demain. Si nous voulons « sauver les générations futures », commençons par ne pas les taxer à mort.

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