La baisse de la menace terroriste devrait s’accompagner d’un renforcement des moyens de sécurité. En attendant, le Parti Populaire est favorable au maintien de la présence de militaires armés dans les rues.

Le ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA) espère que l’Ocam va ramener le niveau de la menace terroriste de 3 à 2 dans les prochains mois. En pratique, cela signifierait moins de militaires dans les rues, et un relâchement des mesures de sécurité aux abords des grands évènements. Pourtant, le Centre d’analyse du terrorisme estime à 749 le nombre de résidents belges actifs dans les filières du djihadisme.

A peine trois mois après le déploiement des militaires le 17 janvier 2015, leur présence dans les rues était aussi créditée d’une baisse de 30% de la criminalité à Bruxelles et à Anvers. Non seulement, le retour des 140 résidents belges encore en Syrie compromet la sécurité relative de ces derniers mois, mais en plus la présence de militaires lourdement armés dans nos rues comporte des bénéfices qui ne s’arrêtent pas à la lutte anti-terroriste.

Comme le disait en décembre 2015 à l’antenne d’RTL Dorothée Cattrysse, chef du cabinet du Chef de corps de la police de la zone Bruxelles-midi : “On peut imaginer qu’on a moins envie de voler dans un véhicule quand on a trois militaires lourdement armés à cinq mètres”. C’est pourquoi le Parti Populaire propose de renforcer les moyens de la police et de mettre en place une garde nationale composée de volontaires triés sur le volet. En attendant, la présence des militaires devrait être maintenue.

Share This