Publication des résultats inquiétants d’une enquête d’opinion au sein du personnel militaire. Le Parti Populaire veut atteindre l’objectif de 2% de dépenses militaires fixé par l’OTAN pour 2024. Il en va de la sécurité des Belges.

En mai dernier, 3 856 membres de la Défense ont répondu à une enquête commanditée par le général Campernol. Les résultats inquiètent, mais n’étonnent pas. Pendant plusieurs années, la Défense a supporté le gros des efforts budgétaires. Conséquence : 46% des membres du personnel ont une image négative de la Défense, et 56% d’entre eux ne choisiraient plus cet employeur si l’occasion leur en était donnée.

Les personnes interrogées blâment le manque de personnel (65%) et de matériel (55%), les fermetures de casernes, l’incertitude qui pèse sur les départs à la pension, ainsi que l’indifférence perçue du grand public. Une proportion inquiétante de militaires se méfient de la hiérarchie (20%) et déplorent la piètre qualité du management (67%).

En 2016, la Belgique était, après le Luxembourg, l’Etat de l’OTAN qui dépensait le moins pour sa défense (0,85% du PIB en 2016). Nos militaires en sont réduits à devoir rafistoler leur matériel et à payer de leur propre poche leurs gilets pare-balles. Le ministre Steven Vandeput prévoit d’augmenter les dépenses militaires à partir de 2019 pour atteindre 1,3 % du PIB en 2030. C’est bien en-dessous de l’objectif fixé par l’OTAN de 2% de PIB à atteindre… en 2024.

La Défense, comme la justice et la police, ne devrait pas être une variable d’ajustement budgétaire. Le Parti Populaire veut que l’Etat belge respecte ses engagements envers ses alliés stratégiques et, avant tout, envers le citoyen belge, dont la sécurité constitue sa raison d’être. Il faut augmenter les moyens matériels et humains de notre armée, et retrouver la confiance des militaires en clarifiant au plus vite la question des départs en pension.

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