Vous avez aimé le Plan Marshall, premier du nom, le 2.vert et le 2022 ? Vous allez adorer le 4.0. 4.0, sans passer par le 3 ou le 3.avenir ! De quoi, assure-t-on du côté wallon, coller avec la révolution numérique. Mais par-delà les effets d’annonce, la planification, pas plus qu’ailleurs, ne fonctionne en Wallonie.

La Wallonie est aujourd’hui au pied du mur, face à ses responsabilités et l’obligation de mettre sur pied les chantiers qui lui permettront enfin de se redéployer et de se redynamiser. En d’autres termes, et alors que les transferts financiers de la Flandre vers la Wallonie cesseront à moyen terme, c’est la réussite ou la faillite qui attend notre région !

Pour y arriver, la région s’est dotée d’un énième plan Marshall. Sur papier, comme toujours, c’est sexy. La Wallonie souhaite ainsi augmenter le nombre de places de formation en entreprise, développer l’orientation des apprenants tout au long de la vie, soutenir l’apprentissage des langues, sensibiliser à l’esprit d’entreprendre, mettre en place une politique d’innovation et de croissance des entreprises, soutenir la valorisation industrielle des projets, développer des marchés locaux, recycler les sites économiques ou soutenir l’économie circulaire.

Dans la réalité, de l’avis des économistes, les différents plans Marshall n’ont pas eu l’incidence macro-économique escomptée. Le chômage n’a pas diminué ; la pauvreté n’a pas disparu ; le changement des mentalités n’a pas eu lieu. La Wallonie a subi, sans réagir, les assauts de la désindustrialisation et a laissé filer le train du progrès et du redéploiement. Le monde n’a pas attendu la région qui autrefois le dominait pour avancer.

Ce qu’il faut, c’est réduire les taxes et le coût du travail. Supprimer 80 % de nos règlements qui constituent un carcan pour l’économie et les entrepreneurs.

En séance plénière du Parlement wallon, le député du Parti Populaire André-Pierre Puget a rappelé la nécessité de relancer l’économie : « Plus que jamais, nous avons besoin de remettre les entreprises au cœur de l’économie. Nous avons aussi besoin d’instaurer un protectionnisme qui nous préservera de la concurrence déloyale, celle des travailleurs venus de l’est qui ont un effet négatif sur l’emploi des Wallons, mais aussi celle de la Chine et ses conditions de travail désastreuses. Nous avons besoin de retrouver notre souveraineté, pour que l’on puisse, sans contrainte extérieure, choisir les politiques qui rendront meilleur l’avenir de nos concitoyens. »

GVB

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