Le Parti Populaire belge (membre avec le UKIP britannique, Debout la France, les Sweden Democrats et 4 autres partis nationaux de l’ADDE – Alliance pour la Démocratie Directe en Europe – en liquidation) a enquêté sur les raisons pour lesquelles le Bureau du Parlement européen a décidé unilatéralement de réduire drastiquement le financement de l’ADDE.
Madame Ulrike Lunacek (Europarlementaire – Parti des Verts – Autriche) est la Rapporteur de la Commission du Bureau en charge du financement des partis européens. Elle a été très active dans la rédaction du rapport qu’elle a remis au Bureau du Parlement européen. Ce dernier a décidé en décembre 2016, de réduire drastiquement le financement de l’ADDE (33% de l’attribution initiale, en ajoutant l’exigence d’une garantie bancaire de premier rang). Le Bureau du Parlement européen a déclaré que leur décision était basée sur un rapport rédigé par le consultant Ernst & Young, à propos du « going concern » (la situation financière) de l’ADDE à la fin de 2016.

La Secrétaire générale de l’ADDE Yasmine Dehaene, a dès lors été très surprise de découvrir lors d’une réunion avec les consultants chargés du dossier chez Ernst & Young, le 13 avril 2017, que Ernst & Young n’avait jamais analysé les comptes de l’ADDE pour 2016 pour le Bureau du parlement.

La consultante senior de Ernst & Young déclare (enregistrement audio) : « je suggère que vous preniez contact avec le parlement, parce que je peux vous assurer que dans la courte analyse que nous avons faite, il est bien mentionné que nous n’avons utilisé que les chiffres à la fin 2015 (31/12/2015). A ce moment aucun audit des chiffres de 2016 n’était disponible. Il a aussi été décidé que nous n’allions pas vous contacter, vous l’ADDE. Tout cela est dans notre rapport… Il n’y avait pas d’autres chiffres que ceux de 2015. C’était en novembre 2016… »
Le Bureau du Parlement européen n’a même pas considéré l’argumentation développée par l’ADDE lors de sa réunion de décision ; les documents de l’ADDE n’ont même pas été distribués à ceux qui devaient prendre la décision. Le Bureau n’est composé que des partis européens favorables à l’organisation actuelle de l’Union européenne. Aucun parti eurosceptique n’en fait partie (ils représentent pourtant plus de 10% des parlementaires). Le Bureau dans ce cas précis a donc clairement et volontairement menti, afin de mettre l’alliance « eurosceptique » ADDE en difficultés.

Dans le même temps, Ulrike Lunacek (Parti vert – Autriche) et Philippe Lamberts (Ecolo-Groen – Belgique) ont attaqué les parlementaires du UKIP alors que le Parti Populaire belge était lui, l’objet d’une série d’autres « fake news » répandus par un autre parlementaire « vert » (le Belge Bart Staes – Ecolo-Groen). Le président du Parti Populaire, Mischael Modrikamen y était par exemple accusé de détournement de fonds européens dans des déclarations officielles faites par M. Bart Staes.

Des articles ont été – dans le même temps – publiés dans différents journaux et magazines, reprenant les mêmes accusations. La plupart des « journalistes » concernés, collaborent à une plateforme nommée Apache, et reçoivent des fonds du « Journalism Fund » (www.journalismfund.eu) où vous trouvez, parmi les sponsors, la fondation « Open Society » appartenant à George Soros. Pour 2016, la Commission européenne (partenariat ECPMF) a donné 35.000 EUR au Journalism Fund. Pour rappel, les organisations de George Soros ont été bannies de Russie, sont en train de l’être également de Hongrie et d’autres pays d’Europe centrale et le Congrès américain a ouvert une enquête sur les activités de George Soros en Europe. George Soros est néanmoins le bienvenu à Bruxelles, à la Commission européenne et au Parlement européen.

En réalité, les “journalistes” (Tom Cochez et Thomas Van de Putte, tous deux subventionnés par journalistfund.eu) ont transformé ce qui est une discussion technique sur les coûts éligibles ou non, en un « détournement » de fonds européens ! Thomas Van de Putte consacre tout son temps à la rédaction sur Apache (16 articles depuis l’automne 2016) à des « révélations » sur les malversations supposées des partis eurosceptiques.

La relation de grande proximité entre George Soros et la Commission européenne est évidente, notamment à-travers le grand nombre de réunions conjointes au plus haut niveau (42 réunions bilatérales en 11 mois en 2016 !) entre la « Open Society European Policy Institute » (OSEPI), l’organisation politique de la fondation Soros en Europe et la Commission européenne.

Monsieur Soros essaie clairement d’influencer les décisions politiques européennes et réussit en tout cas à être entendu… La période considérée a été sombrement marquée pour la Commission Juncker par le Brexit, par l’émergence du groupe de Visegrad à l’Est et par la crise des migrants.

Le Parti Populaire assigne le membre du parlement européen Bart Staes ainsi que les journalistes Tom Cochez and Thomas Van de Putte en justice devant les tribunaux belges pour calomnies et diffamation.

Le Parti Populaire a l’impression très nette d’être traité comme des “dissidents » dans une Europe de moins en moins démocratique.

Le communiqué de presse du Parti Populaire sur le financement des partis eurosceptiques + les slides de la conférence de ce matin sur le sujet.

Télécharger le dossier de presse sur le financement des partis eurosceptiques​

Télécharger les slides sur​ le financement des partis eurosceptiques​

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