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Le Parlement wallon s’est penché, en commission, sur une proposition de résolution d’Ecolo sur la suppression du vote électronique, position que défend, par ailleurs, le gouvernement dans sa déclaration de politique régionale. Les partis traditionnels semblaient, à l’exception d’une position mitigée du MR, tous sur la même longueur d’onde. Seul contre tous, le député du Parti Populaire en a appelé à « l’expertise des entreprises wallonnes pour un système électronique de qualité. »

L’organisation des élections, à l’exception du scrutin communal, est du ressort du niveau fédéral. C’est donc par résolution que le Parlement wallon demandera au fédéral de se passer du vote électronique. Evidemment, celui-ci présente, à ce stade, des inconvénients qu’il faudra surmonter, dont les bugs informatiques.

Toutefois, le retour au papier serait, pour le député du Parti Populaire André-Pierre Puget, un bond en arrière : « Il faut évidemment mettre des garde-fous, mais le vote papier ne nous met pas à l’abri de fraudes ou de problèmes dans le comptage des votes. Nous avons des entreprises, en Wallonie, qui pourraient développer le système dans le sens du progrès. Avec un tel signal du Parlement, nous donnerons à nos amis flamands l’exclusivité dans le développement technologique auquel nous reviendrons un jour ou l’autre. »

Il faudra évidemment rassurer le citoyen sur la prise en compte de son vote et la certitude que les bugs informatiques seront évités. Il y a donc encore du travail, mais, en allant dans le sens du développement, le vote électronique pourrait, à terme, devenir moins cher qu’il ne l’est actuellement et permettre une facilitation du processus électoral. Ce n’est, à l’heure actuelle, pas le principe qui est remis en cause par le ministère de l’Intérieur, mais… le matériel utilisé en Wallonie.

« Il est étonnant que la proposition de revenir au papier émane d’Ecolo, le même parti qui, par ailleurs, lutte contre le gaspillage. Quel paradoxe ! En permettant les recherches sur le vote électronique, nous pourrions promouvoir une démocratie écologique et mettre en valeur nos entreprises, à l’heure où le plan-Marshall entend faire la part belle au… numérique », continue André-Pierre Puget.

Au PS, on estime que le vote électronique pourrait accroître le fossé entre les citoyens et les élus. La confiance entre les uns et les autres, aujourd’hui rompue, n’est pas due à la méthode utilisée pour le vote, mais aux pratiques politiques qui finissent par rendre suspect le processus même du vote. « A suivre certains, nous reviendrons au vote à la main levée. Nous serons très attentifs à ce que tout inconvénient, comme les bugs et les fraudes, soit évité et à ce que le système devienne moins cher, mais voter sur un ordinateur facilitera le processus de vote », conclut André-Pierre Puget.

GVB

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