Le Parti Populaire dépose une proposition de loi visant à interdire la promotion de la charia en Belgique et le financement des institutions islamiques belges par des fonds étrangers

Le parti Islam veut, à terme, une société belge soumise à la charia, la loi islamique. La Belgique doit, selon lui, devenir un Etat islamique.

Or, le Parti Populaire rappelle que la Cour Européenne des droits de l’homme a jugé que la charia, la loi islamique, est incompatible avec la démocratie et les droits de l’homme. Selon l’arrêt du 31 juillet 2001,
« Il est difficile à la fois de se déclarer respectueux de la démocratie et des droits de l’homme et de soutenir un régime fondé sur la Charia, qui se démarque nettement des valeurs de la Convention, notamment eu égard à ses règles de droit pénal et de procédure pénale, à la place qu’il réserve aux femmes dans l’ordre juridique et à son intervention dans tous les domaines de la vie privée et publique conformément aux normes religieuses ».

Le parti Islam n’est toutefois que l’arbre qui cache la forêt. De nombreuses associations musulmanes poursuivent un objectif similaire.

Tenant compte de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme, aucun principe ne s’oppose à une interdiction de la charia et de sa promotion en Europe, au regard de sa nature anti-démocratique.

Selon la proposition du PP, « Aucune association, de droit ou de fait, politique, culturelle, éducative ou humanitaire active sur le territoire belge ne peut promouvoir ou recommander l’application de la Charia en Belgique » et «Aucune association, de droit ou de fait, aucune personne physique, active sur le territoire belge dans la diffusion, l’enseignement ou la pratique de l’islam ne peut recevoir de dons ou de prêts venant de l’étranger d’une contrevaleur de plus de 250 €, sauf à ce que le donateur ou le prêteur fassent l’objet d’un agrément préalable par le Ministre de l’intérieur. »

Pour rappel, dès 2012, le Parti Populaire manifestait dans les rues de Bruxelles contre la charia et son président, M. Modrikamen était venu dénoncer, lors de l’installation du conseil communal d’Anderlecht, les dérives anti-démocratiques du parti Islam.

Lire la proposition de loi

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