Comme la sixième réforme de l’Etat, le Brexit va réduire le montant des transferts financiers dont bénéficient la Wallonie et Bruxelles. Pour le Parti Populaire, les francophones vont devoir compter sur eux-mêmes.

En mars 2019, les Britanniques sortiront de l’Union Européenne. En partant, ils emporteront leurs 10 milliards d’euros de contribution au budget annuel de l’UE. Dans une note de travail que le journal Le Soir s’est procurée, la Commission envisage plusieurs scénarios pour pallier cette perte d’argent. Notamment, une réduction du financement des fonds régionaux et sociaux dont la Wallonie et Bruxelles bénéficient à hauteur de près d’1 milliard d’euros.

Le Brexit vient s’ajouter au défi budgétaire que représente déjà la sixième réforme de l’Etat. En effet, à partir du 1er janvier 2018, l’Etat fédéral transférera ses compétences en matière de santé aux Régions et aux Communautés. Autrement dit, les francophones devront prendre en charge leurs personnes malades, handicapées et âgées, en se passant de l’argent flamand. Sans compter la fin progressive des transferts financiers entre le nord et le sud dès 2024…

Il est de plus en plus clair que la Wallonie et Bruxelles devront se redresser sans pouvoir s’appuyer sur l’aide financière des Flamands et des contribuables européens. Pour y parvenir, le Parti Populaire préconise de résorber le déficit public en supprimant les organismes et les dépenses inutiles, et de relancer l’économie en réduisant drastiquement la pression fiscale sur nos entreprises et nos travailleurs. Le temps presse.

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