Vendredi dernier, le bourgmestre socialiste de la Ville de Bruxelles, Philippe Close, a annoncé en fanfare l’arrivée de 400 policiers supplémentaires pour la modique somme de 25 millions d’euros. Tout en se réjouissant de voir enfin le bourgmestre se soucier de la sécurité de la ville dont il a charge, le Parti Populaire s’inquiète de la volonté de ce dernier de ne surtout rien changer à l’organisation de la police.

Les émeutes de samedi soir et de mercredi après-midi ont mis en lumière les renoncements politiques de la Ville de Bruxelles en matière de sécurité et d’intégration. En réaction aux critiques, Philippe Close a engagé 400 policiers supplémentaires. Par la même occasion, il a réitéré son refus de fusionner les zones de police.

La ville de New York, qui compte 8,538 millions d’habitants répartis sur une superficie de 789 km², a une zone de police unique. La métropole américaine constitue à la fois un exemple de centralisation et de proximité de la police. A l’inverse, Bruxelles, 1,139 million d’habitants répartis sur une superficie de 161,4 km², compte six zones de police. C’est autant de sites internet, d’états-majors, de chefs de corps, de collèges de police, de services d’appui etc.

Le Parti Populaire a toujours fait de la sécurité une priorité. Mais en plus d’augmenter les moyens des forces de l’ordre quand nécessaire, il faut aussi réfléchir à leur organisation. Le morcellement de la police bruxelloise est source de confusion et de gabegies. Pour améliorer la coordination des forces de police et faire des économies d’échelles, le Parti Populaire a inscrit dans son programme la fusion des six zones de Bruxelles en une seule.

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