Les résultats des élections législatives allemandes sont remarquables ce dimanche soir, 24 septembre.

Le Parti Populaire tient à féliciter l’AfD (Alternative für Deutschland) pour la campagne très digne que le parti a menée, malgré les incessantes attaques de l’extrême gauche, relayée en permanence par la presse. Le Parti Populaire appelle à une coalition de droite en Allemagne, qui aurait une majorité confortable ; la CDU/CSU de Merkel en perte sévère (33,3%) , l’AfD (13,2%) enfin au parlement, et les Libéraux du FDP qui font leur retour au parlement (10,7%). Cette majorité se traduirait également en sièges. C’est d’ailleurs la tendance générale du scrutin.

Les sondages sont donc à nouveau démentis, avec une victoire éclatante de l’AfD qui a fait campagne sur le refus de l’immigration imposée par la chancelière Merkel ces 3 dernières années et sur l’insécurité dans les villes allemandes. Avec 13,2%, l’AfD entre pour la première fois au Bundestag avec sans doute près de 90 députés. Le co-président du parti Alexander Gauland déclarait ce soir que l’ « AfD allait enfin avoir une vraie tribune pour s’exprimer ». L’AfD est désormais le troisième parti d’Allemagne, très loin du suivant, les Libéraux qui reviennent au parlement avec plus de 10 % des voix.

Angela Merkel et la coalition historique CDU/CSU perd lourdement ces élections avec une perte de 9% pour la CDU de Merkel (à 33,3% pour 41% au dernier scrutin) et même une perte de 11% pour la CSU-sœur en Bavière, là où se sont d’abord fait sentir les problèmes liés à l’immigration incontrôlée acceptée par la chancelière.

Les socialistes n’ont pas réussi à capitaliser sur le mécontentement des Allemands. Pour eux, c’est une débâcle historique, avec un peu plus de 20 % seulement des suffrages exprimés. On comprend que Martin Schultz ait déclaré ce soir que le SPD refusait de poursuivre la « grande coalition » avec le parti de Merkel. Le SPD choisit la cure d’opposition.

Si Madame Merkel refuse l’alliance avec l’AfD, elle va être obligée de s’allier avec les Verts (9,4%) et les Libéraux, pour une très courte majorité. Angela Merkel n’a qu’à s’en prendre à elle-même face à ce résultat (le plus faible pour son parti depuis 1945)  lorsqu’elle a décidé de laisser entrer 1,5 millions de migrants, essentiellement musulmans, quasiment sans vérifications, avec des terroristes parmi eux, et contre son opinion publique. Le regroupement familial devrait multiplier ce chiffre par 5 dans les toutes prochaines années. La montée de la délinquance liée à cette politique a mécontenté, à juste titre, une large partie de son électorat.

Avec cette percée de l’AfD, le Peuple allemand se réveille et les plus lucides des électeurs réclament à juste titre une autre politique.

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