Les évènements des vingt derniers jours amènent à une série d’observations et propositions.

1. Le laxisme coupable des politiques menées ces dernières décennies est responsable de la situation chaotique de notre pays. Le risque terroriste est maximal pour nos citoyens et la barbarie peut dorénavant frapper partout. L’histoire, faite de bruits et fureurs, se rappelle tragiquement à nous, choyés (et anesthésiés) par 70 ans de paix !

2. Il devient de plus en plus évident que la situation s’aggrave chaque jour, de par la radicalisation croissante d’une partie des musulmans présents conjuguée à l’infiltration djihadiste au sein des flux migratoires, établie depuis les attentats de Paris.

3. Trente années d’errements et de mauvais gestion ont donc conduit à la défaillance actuelle de l’état, qui peine à assurer ses missions régaliennes de base, tout en voulant mettre son nez partout. Le dommage infligé à la réputation internationale de la Belgique est énorme. Nous allons le payer cher en terme d’investissements étrangers ou de tourisme.

4. Aux yeux de nombre de nos concitoyens, il est dès lors insupportable de voir les hommes et femmes politiques qui nous ont mené à cette situation, prétendre aujourd’hui assumer leurs responsabilités politiques, comme si de rien n’était. Les voir changer radicalement de discours (mais sans poser les actes adéquats) les décrédibilise un peu plus.

5.Pour certains responsables et anciens responsables, leur responsabilité pénale devrait être sérieusement envisagée. Il est trop facile de les voir s’exonérer dans les médias de toute responsabilité face à une situation manifestement connue et tolérée. Le « laboratoire d’expérience multiculturelle », cher à M Moureaux et son alliance avec l’islam militant ont clairement transformé Molenbeek en centre névralgique du djihadisme européen.

Le Ministre de la justice ne devrait-il d’ailleurs pas émettre une injonction positive afin que le parquet enquête et entame des poursuites ?

6. La guerre est déclarée et les réponses purement judiciaires seront sans aucun doute insuffisantes ou inadaptées. Nos courageuses forces de police et armées sont déjà au maximum de leur capacité de mobilisation.

Nous avions, jusqu’il y a dix ans, 60.000 hommes de réserve, dûment entraînés et encadrés pour faire face à ce type de situation. Les derniers gouvernements ont démantelé ces forces. N’est-il pas temps de les remobiliser au sein d’une Garde nationale, composée de réservistes ? Il y a urgence. Beaucoup sont volontaires.

7. Nous avons beaucoup à apprendre de certains pays qui, tel Israël, vivent avec la menace terroriste permanente, sans devoir se mettre à l’arrêt, comme nous l’avons fait. L’inaction était coupable, le lock-out prolongé tout autant dommageable pour la Belgique, laissant transparaître notre vulnérabilité et impréparation. C’est un encouragement implicite à de nouvelles actions déstabilisatrices !

8. Surtout, quel type de société, voulons-nous ? Dans une société ouverte et démocratique, ceux qui sont venus contribuer au bien-être commun dans le respect de nos valeurs et traditions, doivent être respectés en tant que tels. Les autres sont indésirables et doivent quitter notre pays. Il faut expulser les fauteurs de haine (imams et autres recruteurs, ainsi que ceux qui sont revenus de Syrie, lorsqu’ils ont la double nationalité). Il faut fermer les mosquées salafistes et wahhabites et confier la Grande Mosquée du Cinquantenaire à des musulmans pacifiés. Maintenant !

9. Il faut aussi réfléchir au principal foyer de contagion actuel. La Syrie et l’Irak, issus du découpage ayant suivi la première guerre mondiale, n’existent plus. Croire qu’on reviendra au statu quo ante est illusoire. Un accord politique de sortie de crise passe sans doute par la création d’un état sunnite, à cheval sur ces deux pays. Les chrétiens, druzes et alaouites, pourraient quant à eux accéder à un « état » qui leur soit propre, à l’est, de Damas à Lattaquié. Idem pour les valeureux kurdes qui méritent depuis si longtemps une patrie qui leur soit propre. Il faut procéder à des échanges de population et garantir l’intégrité territoriale de ce redécoupage.

Ensuite ne pas se tromper d’alliés. La Turquie (que le MR et d’autres veulent toujours faire entrer dans l’Europe de manière incompréhensible…) n’en est sans doute plus un. La Russie de Poutine, par contre, le devient clairement.

10. Les vrais réfugiés pourraient en conséquence retourner dans leur contrée d’origine, stabilisée. Les autres migrants (économiques) dont l’afflux inquiète légitimement nos citoyens, ne pourraient plus abuser de ce statut, sous couvert de crise humanitaire en Syrie.

11. Par ailleurs, ceux qui en Europe souhaitent vivre sous la charia pourraient aussi aller s’installer et s’épanouir dans ce futur état sunnite, lorsqu’ils le jugent plus conforme à leurs valeurs et modes de vie. Au lieu de les empêcher de partir, encourageons-les y. Ceci facilitera l’intégration pacifique de tous les autres qui apprécient notre vivre ensemble.

12. Toute politique qui ne prend pas en compte ces paramètres est, à nos yeux, vouée à l’échec. Il faut des hommes nouveaux déterminés pour redresser notre pays. Des hommes d’état, des patriotes visionnaires et pas des gestionnaires aux vues trop courtes.

Mischaël Modrikamen
Président du Parti Populaire

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