Mischaël Modrikamen, les députés du PP et la délégation ont été reçus avec beaucoup d’égards par le maire de Palerme Leoluca Orlando, vétéran de la politique italienne, plusieurs fois député chrétien démocrate de gauche et Italia dei Valori. Les divergences de vues sont fondamentales: pour le maire socialiste de Palerme, l’immigration est un droit et il faut permettre à tout qui le désire d’entrer en Europe librement. Pour Mischaël Modrikamen et le PP au contraire, il faut d’urgence arrêter ce flot d’immigrants économiques, que l’Europe est incapable d’intégrer.

Le président du Parti Populaire, Mischael Modrikamen (centre et les députés André-Pierre Puget et Aldo Carcaci du PP, rencontrent le maire de Palerme, M. Orlando lors de leur visite en Sicile

Le président du Parti Populaire, Mischael Modrikamen avec le maire de Palerme, L.eoluca Orlando(centre) accompagnés des députés André-Pierre Puget et Aldo Carcaci du PP, lors de leur rencontre à l’hôtel de ville de Palerme, pendant leur visite en Sicile

Le débat a été très animé. Leoluca Orlando part d’un document qu’il a rédigé et qui veut abolir le permis de séjour et une citoyenneté liée au lieu de résidence. Ce document considère le migrant comme une personne humaine, conclut que les migrations vont se poursuivre et qu’il faut légaliser tous ces immigrants sans autre formalité.

Pour Mischaël Modrikamen, l’arrivée sur le territoire européen, par centaines de milliers de primo-arrivants qui ne parlent aucune langue européenne, ne maîtrisent pas les codes de notre société et n’ont pas de qualifications professionnelles, menace gravement l’équilibre de notre système de sécurité sociale et la vie en société.

Pour le député fédéral du PP Aldo Carcaci, cette immigration-invasion n’a rien à voir avec l’immigration des italiens en Belgique dans les années 50 dans une période de plein emploi. Aldo Carcaci craint l’influence des djihadistes qui seraient nombreux parmi ceux qui doivent payer des sommes considérables aux trafiquants d’êtres humains et aux passeurs pour débarquer en Europe. Ces extrémistes islamistes cachés parmi les migrants constituent un véritable cheval de Troie pour l’Europe.

Un débat irréconciliable, deux visions opposées du débat démocratique, dans une réflexion qui est restée courtoise.

Henry BORZI

Share This