Au cours d’une émission sur VTM, Telefacts, le secrétaire d’Etat pour l’asile et la migration, Theo Francken, est revenu, il y a deux jours, sur les centaines de criminels qui ont obtenu leurs papiers, principalement lors de la grande vague de régularisations organisée par le CDH Melchior Wathelet entre 2009 et 2010.

Sur VTM, Theo Francken (NVA) a clairement mis l'ancien Ministre Wathelet (CDH) en cause

Sur VTM, Theo Francken (NVA) a clairement mis l’ancien Ministre Wathelet (CDH) en cause

Recevoir son permis de séjour en prison, en Belgique, c’était permis…

Il ne s’agit pas de cas isolés ou même de candidats réfugiés qui excellent dans l’art de camoufler un passé criminel. Non, c’est en parfaite connaissance de cause que les autorités belges ont régularisé des criminels connus de la justice. Depuis plusieurs années, Theo Francken et la députée NVA Sarah Smeyers avançaient le chiffre de 81 régularisations de criminels par la Belgique dans leurs questions parlementaires aux ministres compétents successifs, Melchior Wathelet et Maggie De Block.

Notre confrère Het Laatste Nieuws a rappelé que du temps où il était en charge des matières asile et migration, le « fils de » du CDH avait émis le 27 novembre 2009 une directive afin de clarifier la procédure de régularisation des candidats criminels. Selon ce document signé par Melchior Wathelet, un récidiviste condamné à une peine de prison inférieure à trois ans était en mesure d’accéder à la régularisation! Dans de telles conditions, comment s’étonner que la Belgique accueille aujourd’hui plusieurs centaines de criminels dont certains recherchés par Interpol! Face à cette mise en cause, Melchior Wathelet a préféré garder le silence…

Pour rappel, la Belgique, et singulièrement Jean-Pascal Van Ypersele, ex vice-président du Giec, s’étaient déjà distingués pour avoir offert le gîte et le couvert au lendemain du génocide au Rwanda à un extrémiste hutu, Vincent Ntezimana, condamné en 2001 à douze années de prison pour crime de guerre. Aujourd’hui, grâce à un rapport de l’Office des Etrangers, on découvre que notre pays aurait offert un permis de séjour à 669 individus, auteurs pour les uns de coups et blessures, pour les autres de faits de trafic de stupéfiants, de vols, de port d’arme illégal ou même d’attentat à la pudeur sur mineur…

Du laxisme du CDH à la tolérance zéro de la NVA

Cette pratique aurait été particulièrement répandue sous « l’ère Wathelet », mais pas seulement, car le phénomène aurait perduré, après l’arrivée de Maggie De Block, malgré un certain resserrement des conditions d’octroi du « sésame » pour la Belgique (et donc l’espace Schengen…) et dans des proportions moindres.

Aujourd’hui, les autorités compétentes ont opéré un virage à 180° par rapport aux années de laxisme où l’on régularisait à tout va. Theo Francken a imposé la tolérance zéro à l’égard des actes délictueux commis par des candidats réfugiés. Désormais, toute personne régularisée devra s’abstenir de la moindre condamnation durant une période de cinq ans sous peine de voir son permis de séjour annulé. Il va même plus loin, puisqu’il souhaite réexaminer les 669 cas problématiques et éventuellement retirer les papiers lorsque cela s’impose.

Dans un contexte de crise, où les ressources se raréfient et où le nombre des personnes dans le besoin ne cesse d’augmenter, régulariser des criminels constitue l’une des formes les plus abjectes de malgouvernance car elle récompense des individus dont le comportement dysfonctionnel représente une charge pour la collectivité, de l’encombrement des tribunaux à la prise en charge médicale en passant par le surpeuplement carcéral.

Aujourd’hui, ces politiques suicidaires menées par la gauche francophone sont enfin contraintes de subir une sévère remise en question de la NVA. Mais c’est aussi et surtout du côté francophone que doit venir la critique.

Des décennies de malgouvernance au Sud du pays nous prouvent malheureusement qu’aucun parti traditionnel n’a été en mesure d’exercer efficacement ce rôle critique. Or cette volonté de mener une politique de bon sens, telle qu’elle a réussi à émerger en Flandre grâce à la NVA, existe aussi du côté francophone, et c’est le Parti Populaire qui représente cette volonté démocratique de revenir à une véritable gouvernance du pays, à commencer par les grandes tâches régaliennes du pouvoir.

TH

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