Le Parti Populaire et son allié Debout la France se sont rendus, ce mercredi, à Calais pour constater les dégâts causés par l’immigration incontrôlée. Les présidents des deux formations ont tenu une conférence de presse commune où ils furent confrontés à des journalistes –et même un cameraman- militants.

Nicolas Dupont-Aignan, député-maire de Yerres et responsable de DLF, souhaite une fermeture des frontières : « Si le PS et les Républicains sont tellement certains que l’Europe sans frontière qu’ils ont construite est approuvée par les citoyens, qu’ils n’aient pas peur du referendum que je propose sur la question ».

Mischaël Modrikamen, son alter ego du Parti Populaire, s’était déjà positionné en faveur d’un referendum sur l’immigration : « Partout en Europe, en France, en Belgique, en Angleterre, en Allemagne, les citoyens en ont marre et souhaitent une limitation de l’immigration. Les hommes d’Etat ne doivent pas se laisser bercer par des sentiments, mais agir pour le bien du pays à court, moyen et long terme ».

Capture d’écran 2015-09-02 à 21.32.51Pour Nicolas Dupont-Aignan, si la question n’est pas réglée par des partis politiques responsables, des mouvements extrémistes se chargeront de la question, avec des conséquences dramatiques. Fin analyste, le président de Debout la France accuse le gouvernement français : « Soit les socialistes au pouvoir sont inconscients, soit ils sont cyniques en laissant pourrir la situation pour qu’il y ait un deuxième tour entre Hollande et Le Pen ».

Jean-Philippe Tanguy, associé de Nicolas Dupont-Aignan, embraie : « Les quotas de migrants ne résoudront rien puisque ceux-ci, une fois rattachés à un pays, pourront ensuite circuler librement dans l’ensemble de l’Union européenne. Et, évidemment, ils viendront en France ».

Le plaidoyer pour une réintroduction des frontières n’était apparemment pas du goût des journalistes présents. L’un d’entre eux n’a pas hésité à prendre la parole : « Vous m’excuserez, mais je ne me souviens pas exactement de l’Europe d’avant Schengen. Pourriez-vous m’expliquer ce qu’est une frontière parce que je ne vois pas très bien ? » Un cameraman a surenchéri : « L’argent circule bien et n’a pas de frontières ».

GREGORY VANDEN BRUEL

 

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