Verviers était l’une des plus belles villes de Wallonie. Riche et prospère au XIXe siècle, la ville était le centre mondial du travail de la laine. Les superbes bâtiments du centre-ville et de la périphérie bourgeoise parlent de ce dynamisme étonnant et de ce passé glorieux.

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Le piétonnier de Verviers compte déjà un grand nombre de commerces à remettre. Que sera-ce lorsque le nouveau centre commercial sera construit!? ( A la demande des intéressés, la photo a été retouchée pour protéger leur anonymat )


Las, Verviers a perdu son industrie et même les dernières entreprises de pointe qui produisaient des machines pour travailler la laine, telles Houget Duesberg Bosson (HDB), ont fermé leurs portes. D’autres, subsistent encore tant bien que mal, comme la célèbre biscuiterie Delacre ou Mercury Marine Power qui ne produit plus rien à Petit-Rechain et a transformé ses installations en centre logistique…mais pour combien de temps encore… Le déclin s’est nettement accéléré avec l’arrivée au pouvoir et le règne du Parti Socialiste. Son leader local, Claude Desama, aura été une véritable nuisance pour Verviers. Sous sa férule, le clientélisme a fleuri et l’immigration massive a transformé le centre de Verviers en véritable chancre.

 
Le 15 janvier 2015, au lendemain de l’attentat islamiste contre Charlie Hebdo, Verviers entrait dans l’histoire européenne avec une fusillade nourrie rue de la Colline: cette nuit-là, la police fédérale a réussi à abattre deux terroristes islamistes et à en blesser un troisième qui préparait des attentats imminents.

Verviers est la ville qui compte le plus d'immigrés musulmans de Wallonie et le plus de mosquées
Verviers est la ville qui compte le plus d’immigrés musulmans de Wallonie et le plus de mosquées

Voilà le résultat de la politique Desama: l’immigration incontrôlée a fait de Verviers le pire nid d’islamistes en Belgique. Le nombre d’illégaux africains, de mafieux tchétchènes et de terroristes musulmans en puissance est un des plus élevés de Belgique par tête de Verviétois. Le centre-ville est crasseux, les femmes voilées de la tête aux pieds y font leurs courses, les commerces périclitent, les belges de souche évitent de s’y rendre.

Les autres partis traditionnels, partenaires: CDH (le parti de l’actuel bourgmestre Marc Elsen) et MR tentent tant bien que mal de gérer la déglingue complète de la ville et d’enrayer le cercle vicieux créé par leur partenaire du PS. Les projets immobiliers du centre-ville pourraient bien -s’ils se réalisent – être le dernier cri d’une ville agonisante.

Le seul parti à tenir un discours clair et ferme, c’est le Parti Populaire, avec son conseiller communal Bruno Berrendorf. Dynamique, volontaire, Bruno Berrendorf est expert immobilier. Il ne mâche pas ses mots à propos des projets immobiliers de la ville et de son évolution.

« Il est minuit moins cinq! Les partis traditionnels ont conduit Verviers au désastre. Au centre-ville, quelques bâtiments remarquables ont été sauvés et transformés en musées, que personne ne visite jamais, mais au moins ils ont été sauvés. Par contre, le Grand théâtre de Verviers, un bijou d’architecture éclectique, est fermé. Les fuites en toiture et les infiltrations d’eau ont provoqué des mouvements de la charpente et ces mouvements ont fait tomber des moulures du plafond du merveilleux foyer. Bruno Berrendorf avait, 11 jours plus tôt, attiré l’attention sur ces dangers et les avait évoqués sur le plateau de Télévesdre lors d’un débat sur les fonds FEDER. Muriel Targnion, cheffe de file du PS Verviétois, avait alors levé les yeux au ciel pour se moquer de ses propos alarmistes mais ô combien prémonitoires et justifiés ! La sécurité des personnes n’est plus garantie.

Il faut trouver des financements publics pour restaurer le bâtiment. Les caisses sont vides mais on va trouver cinq millions d’euros d’argent public pour acheter le grand bazar à des privés pour y faire notamment…un centre culturel… Comme si c’était de cela que Verviers avait besoin…

Bruno Berrendorf montre l'actuel Grand Bazar, pratiquement vide de commerces. La situation est déjà très mauvaise. Ajouter des centaines de m2 de surfaces commerciales, c'est totalement irresponsable
Bruno Berrendorf montre l’actuel Grand Bazar, pratiquement vide de commerces. La situation est déjà très mauvaise. Ajouter des centaines de m2 de surfaces commerciales, c’est totalement irresponsable

Mais le pire, c’est le projet de centre commercial au Centre-ville, en bord de Vesdre, qui vient d’être scellé. C’est un désastre annoncé. Qu’on en juge: aujourd’hui, les espaces commerciaux du centre; le Grand-Bazar, les galeries des deux places ainsi que Spintay sont vides. Il y a des milliers de m2 non attribués. Plusieurs magasins du piétonnier sont vides et à louer. Plus grave, de grandes enseignes comme C&A ou H&M pourraient quitter la ville sur la pointe des pieds ou délocaliser ; Blokker va fermer et revendre son bâtiment… Comment, dès lors, le CDH, le MR et le PS, unis sur ce projet, vont-ils parvenir à remplir le programme pharaonique de 20.000 m2 avec le promoteur Urbanove-Banimmo?! C’est mission impossible! Le promoteur, lui, s’engage bien sûr, en plusieurs phases et pourra toujours se désengager sur les phases ultérieures. Il fait sa marge sur la première phase et basta! L’Union des Classes Moyennes, l’UCM, garant de sérieux dans ce genre de projets, a été discrètement écarté. Mauvais signe!

Et puis il y a le détail: avec ce projet, plus possible de traverser le centre, en bordure de Vesdre! La trémie actuelle sera fermée, avec impossibilité de poursuivre; Verviers sera enclavé. Le bourgmestre Eslsen a compris son erreur et essayé de faire marche arrière en juin. Ses partenaires politiques ont dit non. Et les cocoricos se succèdent: Muriel Targnion (PS) annonce que ce projet « c’est un message fort qu’on envoie aux Verviétois ». Quel message fort?

Il y aura, en plus, quelques « délocalisations », soyons clairs. Des magasins, situés dans les environs, vont fermer leurs portes pour s’installer dans les nouveaux bâtiments,… en laissant des chancres se développer là où ils étaient précédemment. Je suis dans le secteur immobilier et vous garantis que ce projet sera un échec. Mais il faudra des années pour que l’échec soit évident pour tous. Ce projet commercial pourrait être le dernier clou du cercueil pour ma ville. C’est parce que je suis réaliste que je me bats pour l’arrêter. »

Le système actuel des parkings en surface est ridiculement compliqué et incompréhensible. Le projet réduit encore les places de parking!
Le système actuel des parkings en surface est ridiculement compliqué et incompréhensible. Le projet réduit encore les places de parking!

Donnons encore un exemple de l’amateurisme de ce projet immobilier: les places de parking. Le promoteur a signalé que les places seront réduites de 1.150 à 725 places de parking. Stupeur des politiques qui ne peuvent que s’incliner…

Je vais conserver toutes les déclarations ronflantes des élus PS, CDH et MR, pour pouvoir les leur resservir quand le projet se cassera la figure. Ceux qui paieront, une fois de plus, ce sont tous les Verviétois! Et j’en suis un. Le Parti Populaire veut redresser cette ville. Nous nous y emploierons après les élections de 2018 si les Verviétois suivent le PP dans ses projets. Nous sommes confiants. »

Rappelons que Bruno Berrendorf a fait une sortie remarquée, il y a quelques semaines, en mettant le doigt sur la non-protection du parking de la police à Verviers. Des terroristes pourraient frapper la police avec grande facilité, la grille étant toujours ouverte. Dans une prochaine édition, nous aborderons le problème de l’insécurité et de la gestion de l’espace public à Verviers.

L.R.