Une vie impossible pour nos gardiens de prison?

Les gardiens de prison sont mécontents. A un moment où les prisons sont surpeuplées, ce gouvernement veut réduire le personnel des établissements pénitentiaires chargé de la surveillance directe des détenus. En effet, le nombre d’agents serait revu à la baisse par niveau et par aile notamment à la prison de Lantin pour les prestations nocturnes. Cette mesure, si elle était appliquée par le ministre de la Justice, aurait des conséquences terribles sur le plan de la sécurité des agents, de celle des détenus mais également des citoyens.

DSC_4777C’est pourquoi le député fédéral du PP, Aldo Carcaci a posé une question ce jeudi au Ministre de la Justice, en lui demandant de clarifier sa position sur cette énième réduction du personnel dans nos prisons. De fait, après cette réduction de personnel, les agents travaillant la nuit n’auraient plus la possibilité de réaliser toutes leurs tâches et de plus, en toute sécurité.

Il ne serait plus possible de procéder au contrôle visuel régulier de chaque cellule de manière à prévenir d’éventuelles tentatives d’évasion, de trafics en tous genres (drogue, cartes gsm, armes, …), de bagarres ou simplement de vérifier régulièrement l’état de santé des détenus de façon à empêcher d’éventuelles tentatives de suicide, à intervenir à temps en cas d’overdose ou de crise d’épilepsie. En cas d’issue fatale d’un détenu, l’agent pourrait être considéré en partie ou entièrement responsable par la famille et se verrait confronté à une procédure judiciaire et/ou administrative.

L’établissement pénitentiaire dépend directement de la police zonale en cas de problème à l’instar de n’importe quel citoyen. Vu la réduction de personnel policier durant les prestations nocturnes et vu leur activité considérable, les délais d’intervention sont par conséquent allongés.

La sécurité des agents pénitentiaires serait donc compromise. Pour A. Carcaci et le Parti Populaire, ces mesures, si elles s’avèrent exactes, sont de très mauvaises décisions et le PP demande qu’elles soient retirées.

De plus, le risque d’invasion de personnes extérieures en vue d’apporter une aide pour une éventuelle évasion serait grandissant eu égard à une surveillance sporadique. Les questions posées par le député Carcaci sont les suivantes;

  • Est-il dans vos intentions de réduire effectivement le personnel pénitentiaire chargé de la surveillance directe des détenus ?
  • Dans l’affirmative, de quel ordre serait cette réduction ?
  • Quels accords allez-vous prendre avec votre collègue de l’Intérieur de manière à ce que le temps d’intervention policière soit réduit au maximum ?
  • Comptez-vous mettre en oeuvre un autre système de surveillance basé sur la technologie ou redistribuer les tâches des agents dont la charge psycho-sociale est déjà très importante ?