Tihange 2 / Doel 3. Ecolos : Dogmes ? Incompétence ? Mauvaise foi ?

D’aucuns s’imaginent que nous sommes contre l’écologie. Il n’en est rien, nous sommes conscients des enjeux écologiques, mais nous nous refusons de basculer dans l’intégrisme et le dogmatisme. Prôner une écologie réfléchie et non envahissante d’accord. Il y a quelques bonnes mesures à prendre pour la flore, la faune et le respect de la nature, mais pas celles du prêchi-prêcha du parti Ecolo, qui lui ne souhaite que le retour à une société régulée par sa vision rétrograde, par une vie imprégnée de mystifications et de slogans. Nous ne voulons surtout pas de cette formule vide de de sens : il faut sauver la planète.

df0052d05730b087db8dc44af3b3936c[1]Notre planète ? Elle en a vu bien d’autres au cours des centaines de millions d’années et elle s’en est sortie sans l’homme. Elle a évolué. Tous les êtres vivants se sont transformés d’ailleurs sans l’homme. Maintenant que le genre humain est là, avec des inventions formidables, il n’est pas question de reculer. En caricaturant : les verts exhortent à la décroissance,  à un mode de vie cavernicole.

Le parti Ecolo est une secte où la coercition de l’écologisme règne en maître absolu.

D’ailleurs pourquoi avons-nous besoin d’un parti dédié à cet « écologisme » ? Le Parti Populaire traite parfaitement des vrais problèmes écologiques sans tomber dans le pathos ou l’hystérie.
Les verts ont la peur au ventre : la crainte de la nouveauté, la hantise des inventions, l’angoisse des mutations. Mais le pire, c’est qu’ils veulent imposer leur mode de vie à tous en allant très loin dans la contrainte. Ils ont des phobies, car ils ne font pas l’effort d’écouter les explications de scientifiques non subsidiés et sérieux. Ils refusent les démarches critiques surtout celles qui mettent à mal les paroles de leurs gourous. En bref, ils ne veulent pas d’évolution.

Nous sommes frappés de voir l’opposition des Verts au nucléaire et à la mutation de celui-ci vers une quatrième génération de réacteurs. Ils osent opposer des solutions intermittentes ruineuses qui sont polluantes par rapport à l’atome qui ne produit pas de CO2…. Alors que pour chaque puissance installée en éolien, il faut l’équivalent en centrales thermiques carbonées, ce que les ayatollahs verts se gardent bien de dire.

Les Ecolos refusent de voir la vérité en face et ont le culot d’expliquer « Urbi et Orbi » que les énergies alternatives peuvent remplacer nos centrales nucléaires. Mieux, tout ce qu’ils expliquent concernant le nucléaire est bourré de contrevérités et d’informations tronquées pour distiller la peur parmi les citoyens.

Nous allons vous donner quelques exemples de la désinformation dans les imprécations vertes.
Dogmes ? Incompétence ? Mauvaise foi ? Probablement les trois à la fois. Examinons pour se faire le nucléaire belge. Vous verrez comment ils procèdent par l’intoxication parfois subliminale en utilisant les réflexes de notre cerveau reptilien.

Nous reprenons d’un blog internet Ecolo concernant Tihange 2 et Doel 3, quelques phrases relatives à la problématique des flocons d’hydrogène retrouvés lors de tests relatifs aux cuves de ces deux réacteurs.

1ere phrase : «En décembre 2012, le propriétaire / opérateur des centrales nucléaires, Electrabel (Groupe GDF-Suez) annonçait le redémarrage planifié des deux réacteurs en janvier 2013. Aucune information détaillée justifiant cette décision n’était fournie ».
Faux : Un rapport détaillé d’environ 85 pages, avait été fourni en décembre 2012 par Electrabel à l’AFCN (Agence Fédérale de la Sécurité Nucléaire). Ce rapport impliquait aussi des sociétés de contrôles indépendantes et avait été approuvé par une dizaine de sommités (françaises, britanniques, américaines, allemandes) parmi lesquelles des maîtres incontestés dans la résistance des matériaux. Les noms de ces scientifiques apparaissent clairement à la fin du rapport. La conclusion de cette étude était claire : on peut redémarrer les 2 centrales.
Devons-nous conclure que les écolos n’auraient pas eu accès à ce rapport ? Ou que l’amnésie a frappé les zélotes de la secte ?

2eme phrase : « Les informations publiées par l’AFCN révèlent que les document relatifs à la fabrication de la cuve sous pression des deux centrales nucléaires sont incomplets ».
Entièrement faux. Comme toute bonne propagande verte, le seul fait de dire que ce n’est pas complet fait planer un doute injustifié, étant incapable d’expliquer eux-mêmes l’incomplétude.

« Ecolo » omet de dire que les cuves ont été testées en 1973 avec les technologies les plus sophistiquées du moment. Que toute la documentation disponible correspond strictement aux spécifications d’approvisionnement en cuves nucléaires de l’époque. Que les cuves ont été vérifiées de manière la plus pointilleuse qui soit, en respectant les normes « ASME 74» (American Society Of Mechanical Engineers » et qu’il existe dans les projets de ce type un point « zéro » qui signifie qu’un démarrage de la centrale ne peut avoir lieu que lorsque tous les rapports ont pas été remis et vérifiés avec contre-expertises, aux différentes instances de contrôle. Le « 74 » signifient que les normes étaient plus drastiques que celles appliquées les années précédentes aux USA pour leurs propres centrales. Nous précisons également que La cuve a subit, en fin de fabrication avant le point zéro, une épreuve à une pression supérieure à la pression maximale de service afin de vérifier sa résistance.
Ecolo qui n’existait pas encore, et qui ne s’est pas renseigné suffisamment ne sait manifestement pas grand-chose de tout cela.

3ième phrase : « Le fabricant de la cuve (RDM, une société néerlandaise entretemps tombée en faillite) n’a de toute évidence eu recours à aucun traitement de déshydrogénation et ceci n’était jusqu’ici pas connu des autorités de contrôle ».
C’est ici que nous pouvons mesurer toute les carences contenues dans ce pamphlet idéologique.
Nous allons vous donner les éléments qui permettront aux lecteurs de juger. TOUS CES ELEMENTS SONT CONNUS DES AUTORITES DE CONTRÔLE, mais apparemment pas d’Ecolo. Nous sommes obligés de revisiter des informations anciennes pour expliquer le parcours des cuves.

Il y a 50 ans, le 1er décembre 1958, plusieurs sociétés des groupes Schneider, Merlin-Guérin et Westinghouse créaient Framatome (Franco-Américaine de Constructions Atomiques).
C’est la société Framesco (Association momentané : Framatome, Acec, Cockerill) qui devint (pour donner suite à l’appel d’offre d’Electrabel ou de son équivalent de l’époque) l’un des maîtres d’œuvre du projet, avec Framatome à la fois le designer et également chef de projet. Les cuves ont été réalisées sur la base d’une licence Westinghouse (américaine). Les divers éléments des cuves furent commandés par Cockerill.

Pour l’information du lecteur : les différents éléments d’une cuve de réacteur nucléaire sont composés d’un ensemble de viroles (cylindres creux) et d’autres composants : le fond, le couvercle, les brides, les tubulures, etc… L’ensemble compose le corps de la cuve qui mesure 13 mètre de hauteur et 4,4 mètres de diamètre externe pour un poids total de 330 tonnes. L’épaisseur de la paroi de la partie cylindrique de la cuve atteint 21 cm, plus une couche d’un inox spécial de 7 mm qui est soudé à l’intérieur de la cuve et qui assure la protection de l’acier de la cuve contre l’eau boriquée (ralentisseur de neutrons).

Ces différents éléments nommés ci-dessus ont été issus des lingots forgés par la société Krupp et non pas par la société RDM (Rotterdamsche Droogdok Maatschappij) qui n’a fait que l’usinage particulier à partir des lingots Krupp pour en produire les éléments de la cuve par divers procédés de transformation des lingots.
Ecolo n’est donc pas informé correctement, car ce n’était pas RDM qui avait fondu les lingots d’acier et qui était responsable de la « métallurgie » de celui-ci.

RDM n’a rien à voir avec la déshydrogénation de l’acier. Nous rappelons que ce procédé se réalise peu après les coulées par une chauffe maintenue pendant un temps relativement long.
Pour compléter l’information nous confirmons que tous les éléments ont été soudés ensemble par Cockerill et que la cuve a été réceptionnée par les différentes sociétés de contrôles dont entre autres « Vinçotte ».
Nous nous permettons de rappeler à Ecolo, que l’ensemble des travaux a été salué par les spécialistes mondiaux du nucléaire comme une réalisation dans les « règles de l’art ».

Est-ce qu’Ecolo s’est informé auprès de Krupp pour savoir ce qu’est un lingot d’acier et ce qu’est une déshydrogénation ? Est-ce qu’Ecolo sait que des inclusions d’hydrogène restent toujours présentes même après déshydrogénation et que ceci ne présente aucun danger, ni problème pour les caractéristiques mécaniques de l’alliage ?

4Ième phrase extraite de cette mauvaise prose : « …. Tandis que les défauts découverts 30 ans plus tard ont une taille allant jusqu’à 24 mm de largeur et 10 mm de profondeur….. ».
Ecolo sait-il qu’un volume s’exprime avec une longueur, une largeur et une épaisseur ? Pour un scientifique la lecture des deux paramètres de la phrase ne veulent rien dire.
Ce qui est totalement sûr c’est que les flocons découverts sont parfaitement plats donc d’une profondeur infinitésimale et ceux-ci sont parallèles à la paroi de la cuve et donc sans danger pour les propriétés mécaniques de la cuve. Ce ne sont pas des fissures comme l’a confirmé le « Chief Nuclear Officer » d’Electrabel en pleine séance de travail au Parlement Belge.

Nous rappelons que si flocons d’hydrogène il y aurait, ceux-ci devaient déjà être présents dès la mise en service de la cuve, car le degré de sophistication des appareils de contrôle ne permettait pas leur détection en 1973. Il était d’ailleurs d’une importance capitale de vérifier les soudures qui devaient être parfaites et elles l’étaient.
Nous pourrions continuer de la sorte et reprendre beaucoup d’autres phrases pour annihiler ce rapport manifestement orienté, mais ce ne sera pas nécessaire, car la suite l’implique.

Nous allons aborder le passage qui annule de toute façon cet indigeste écrit d’Ecolo.
Nous savons et cela a été confirmé en séance de travail au Parlement que les coupons témoins ne sont pas issus des cuves incriminées. Mais que des « témoins similaires » à l’acier des cuves ont été prélevés ON NE SAIT OU et ont été vieilli artificiellement pour « voir ce que cela pourrait donner ». Nous supposons que ces coupons témoins ont été exposés pendant un temps long au bombardement neutronique de très grande intensité dans le réacteur de Mol, le BR2.

Est-ce que Ecolo a pensé un instant que ce vieillissement artificiel est allé probablement trop loin ? Est-ce Ecolo qui a donné les paramètres du bombardement neutronique ?
Donc tout ce que l’on peut écrire sur les cuves de ces deux réacteurs sur base de ces faux coupons – qui ne sont pas – témoins » ne repose sur aucune démarche scientifique.
Nous estimons que cette procédure est un foulage aux pieds de la pensée et de la méthode scientifique. Nous espérons que celle-ci n’ait pas été entreprise sous l’emprise de « pressions »…

Nous aimerions qu’Ecolo, nous indique d’où viennent ces « faux coupons témoins » et quelle a été la procédure de vieillissement utilisée. Peut-être qu’Ecolo n’est pas au courant ?

Qu’Ecolo ait l’honnêteté de s’informer et d’expliquer la vérité aux citoyens.

Nous demandons le redémarrage immédiat de Tihange 2 et Doel 3. Cette très coûteuse plaisanterie a assez duré !

JACQUES D’EVILLE