SNCB, les usagers victimes de la malgouvernance

21.10.2011 | COMMUNIQUE DE PRESSE

Les représentants des partis traditionnels « fustigent », « déplorent »,  « dénoncent » la décision avalisée par le Conseil d’Administration de la SNCB de supprimer 170 trains par jour. Ignorent-ils que ce sont justement leurs représentants à ce Conseil d’Administration qui ont pris une telle mesure et qu’ils portent une lourde responsabilité dans la situation actuelle de la SNCB ?

Depuis des années, les navetteurs ont à subir des retards perpétuels et même des suppressions régulières des trains et de points d’arrêt. Suite à des systèmes de sécurité déficients, certains ont même perdu la vie.

Le Parti Populaire ne peut que s’indigner de la mauvaise gestion de la SNCB qui la conduit au naufrage. Alors que des centaines de millions d’euros sont dépensés pour des gares qui veulent chacune concurrencer les sept merveilles du monde (Anvers, Louvain, Liège et maintenant Malines et Mons), on fait des économies en touchant au coeur même de la mission du service public, en supprimant près de 200 trains au détriment des usagers.

Malgré des frais de consultance incroyables et leurs salaires mirifiques, les dirigeants actuels de la SNCB, ultra politisés, se montrent incapables d’assurer une bonne gouvernance ; ils doivent en tirer les conclusions. Quant à Madame Bovy, présidente du Conseil d’Administration et représentante du PS, elle semble -ou veut- ignorer que ce sont les travailleurs les moins privilégiés, ceux qui commencent tôt ou finissent tard qui souffriront de ces mesures.

Aussi, le Parti Populaire exprime son soutien à tous les navetteurs et aux cheminots. Il demande la suppression de cette mesure et demande au formateur de régler le problème de gestion de la SNCB et de définir et appliquer une vraie politique de la mobilité qui, sans pour autant pénaliser les automobilistes, soutiendrait les transports en commun.