Salduz renforce le sentiment d'impunité des délinquants !

04.01.2012 | COMMUNIQUE DE PRESSE 

La loi rendue nécessaire par l’arrêt Salduz est entrée en vigueur le 1er janvier 2012. Elle prévoit l’assistance d’un avocat lors des premières auditions qui suivent la privation de liberté. A défaut, les poursuites pourraient être invalidées. C’est donc une garantie procédurale supplémentaire pour les délinquants. 

Cette loi a toutefois des effets pervers catastrophiques, faute de moyens pour les autorités de police et la Justice. 

Procureurs et policiers sont en effet submergés par la criminalité, faute de temps à consacrer aux démarches administratives, rendues nécessaires par la présence obligatoire d’un avocat et l’attente liée à de telles démarches. 

Dès lors et placé dans l’impossibilité de faire face à cette situation, le Parquet de Bruxelles renonce à priver de liberté, même provisoirement, la quasi totalité des agresseurs, des voleurs et autres clients des tribunaux correctionnels. Les autres Parquets sont dans la même situation. La circulaire émanant du Parquet de Bruxelles est très claire : désormais, quasiment tous ceux qui pourrissent la vie au quotidien du citoyen, resteront libres quoiqu’ils fassent. Cela vaut notamment pour les coups et blessures volontaires, les vols de voitures, l’abstention coupable de porter secours, la rebellion etc.

L’absence d’arrestation par la police, sanction immédiate qui affirmait l’autorité de l’Etat et de ses représentants, va inmanquablement renforcer le sentiment d’impunité des délinquants, comme le constatent déjà les criminologues interrogés et affaiblir la police sur le terrain.  

De plus, lorsque les délinquants seront éventuellement condamnés des années après les faits, les peines de prison fermes ne seront appliquées que rarement, uniquement pour les condamnations de plus de trois ans ; lesquelles ouvrent d’ailleurs la voie à la libération anticipée après un tiers de la peine.

L’application de Salduz, faute de moyens supplémentaires assignés à la police et à la justice entraîne un danger accru pour l’ensemble des citoyens dorénavant plus exposés que jamais du fait de l’incitation à la criminalité qui en résulte. C’est aussi une défiance injuste à l’égard des policiers dont l’on doit souligner la mission honorable et essentielle.

L’impunité accroît immanquablement la criminalité et l’insécurité. Le PP rappelle que les partis traditionnels avaient pourtant conclu un accord gouvernemental affirmant vouloir mener une politique de tolérance zéro. Avec Salduz, c’est exactement l’effet contraire qui sera obtenu. 

Le PARTI POPULAIRE, de façon constante, prône la tolérance zéro ce qui implique de dégager les policiers de leurs tâches administratives, confiées à des fonctionnaires issus d’autres administrations rationalisées. Le policiers doivent assurer la prévention et la répression sur le terrain. C’est la seule manière réaliste de restaurer la sécurité publique.