Sabotage de Doel 4 : nous voulons la vérité

Rappelez-vous en août de l’année dernière, l’activité de notre centrale nucléaire Doel 4 avait été interrompue en urgence. D’après une information relayée jusqu’au parlement, un sabotage pouvait avoir eu lieu dans cette centrale. Sabotage qui avait été confirmé par la suite.

Près de 65 000 litres d’huile de lubrification de la turbine principale avaient été volontairement purgés dans un réservoir sous-jacent. La turbine manquant de lubrifiant a surchauffé et s’est automatiquement mise à l’arrêt.

Cette turbine avait été évidemment gravement endommagée.
La centrale de Doel 4 d’une puissance de 1.041 MW n’avait pu redémarrer qu’à la fin de l’année 2014.

Le Parquet avait été saisi. Celui-ci est resté d’un mutisme absolu, tout comme nos politiciens. La Ministre de l’énergie, Madame Marghem n’a jamais donné non plus d’information à ce sujet.

Le Député Fédéral du Parti Populaire, Monsieur Aldo Carcaci, avait posé une question au Parlement pour essayer de faire la lumière sur cet évènement. Il attend toujours une réponse.

A ce jour, nous n’avons entendu aucune évaluation au sujet des coûts de ces sabotages. A savoir les montants affectés à la réparation de la turbine et le manque à gagner pour l’électricité qui n’a pas pu être fournie.

D’après VTM, trois agents de sécurité, travaillant dans la centrale nucléaire de Doel 4, avaient été suspendus dans le cadre de l’enquête. Geste purement symbolique, car il a été dit que ces agents n’étaient pas en cause.

Que cache-t-on aux citoyens belges ?

Contraints de rester dans des conjectures, nous pouvons tout imaginer :
– Soit l’enquête est au point mort et les autorités n’osent pas le dire. Montrer son impuissance est toujours   gênant.
– Soit le ou les auteurs sont connus et, pour des raisons qui nous échappent, les enquêteurs taisent les noms et les mobiles.

Dans les deux cas, c’est très grave.

Dans une démocratie, nous avons droit à la vérité, surtout pour un sujet aussi sensible que notre sécurité nucléaire et notre indépendance énergétique.
Quelles sont les pistes imaginables :
– La vengeance d’un employé mécontent ?
– Un acte de terrorisme lié au Djihad ?
– Un sabotage d’un vert intégriste en guerre contre le nucléaire ?
– Une erreur de manipulation ?
Aucune de ces possibilités n’est à écarter, sauf probablement la dernière : la faute dans l’utilisation des dispositifs.

Nous sommes en droit de réclamer le statut des investigations et, si il y en a, les conclusions de l’enquête.
Pouvons-nous encore croire que la Belgique est une démocratie ? Nous espérons que nos autorités prouveront le contraire !

JACQUES D’EVILLE