Le Parti Populaire tenait son Congrès ce samedi au Heysel. C’était l’occasion pour le parti de présenter son étude sur le coût de l’immigration. Chemsi Cheref-Khan est venu porter un message d’espoir sur la possibilité de voir émerger un Islam compatible avec les valeurs européennes. Le partenaire français Debout la France était représenté par Laurent Jacobelli.

Devant ses militants, le Parti Populaire a dévoilé son étude-choc sur le coût de l’immigration : 8,6 milliards € par an à charge de la collectivité. Allocations de chômage, coûts des prisons, sachant que 45 % des personnes détenues ont un passeport étranger, pensions versées à l’étranger et non réinjectées dans l’économie belge, transfert d’argent à l’étranger : sur le grand écran, les chiffres défilent, doctement mis en perspective par Luc Rivet.

Le Professeur Chemsi CHEREF-KHAN
Le Professeur Chemsi CHEREF-KHAN

« Oui, un islam européen est possible. » Parmi les cofondateurs du parti, Chemsi Cheref-Khan faisait son grand retour pour apporter une note d’espoir. Bien sûr, les barbares de Daesh représentent aussi une des formes d’islam, mais ils ne sont pas les seuls. En d’autres termes, il est possible d’être musulman et de respecter les valeurs de la démocratie ou l’égalité entre les hommes et les femmes. Mais, cet islam des Lumières, cet islam laïque comme il le qualifie,  a besoin de soutien de la part des Occidentaux, afin d’écarter plus facilement les fanatiques.

IMG_0814Dans son allocution, Laurent Jacobelli, secrétaire général de Debout la France, allié du Parti Populaire au sein de l’ADDE, groupement européen de partis pour la démocratie directe, a insisté sur la nécessité pour les nations de retrouver leur souveraineté. Dans son brillant appel au patriotisme, l’homme a souligné la nécessité “d’entrer en résistance”.

IMG_0886Entouré de son vice-président, Bruno Berrendorf, sur tous les fronts à Verviers, et des députés du parti, Aldo Carcaci et André-Pierre Puget, Mischaël Modrikamen,  président du Parti Populaire, a conclu la soirée par un appel à la mobilisation. Pour lui, c’est clair : l’heure est grave. Nous sommes entrés dans une période d’instabilité.

Modrikamen évoque, lui aussi, la résistance et le patriotisme. « Notre message est plus que jamais d’actualité. L’étude que nous avons présentée est en profonde contradiction avec tout ce qui se trouve dans les médias traditionnels. Mais elle est la preuve que, si nous devons accueillir les étrangers qui entendent s’intégrer et contribuer positivement à notre société, il faut écarter ceux qui sont depuis des années dans notre pays et qui, par exemple, ne parlent pas une de ses langues et ne font que bénéficier de la sécurité sociale ».

GREGORY VANDEN BRUEL