Rentrée politique : le PP veut retirer la nationalité belge aux djihadistes !

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Des pommes et des poires, du lait de nos régions et des projets pleins la besace, le Parti Populaire faisait sa rentrée politique ce mardi matin. Et avance d’ores et déjà trois idées maîtresses : le retrait de la nationalité aux “Belges” (utilisez les guillemets) partis faire le djihad, le retrait de la loi sur la sortie du nucléaire et la défense des intérêts de nos producteurs, en s’érigeant notamment contre toutes les restrictions économiques frappant la Russie.

Le Parti Populaire a le vent en poupe. Le président Mischaël Modrikamen, les deux députés, Aldo Carcaci au fédéral, et André-Pierre Puget à la Région wallonne et à la Fédération Wallonie-Bruxelles, le nouveau responsable de la communication Luc Rivet (ex-RTBF) et le météorologue Luc Trullemans avaient bonne mine. “Nous avons pris le temps de la réflexion, après les élections, pour structurer le parti et avancer des mesures concrètes”, précise le président Mischaël Modrikamen.

Parmi celles-ci, figure une proposition de loi, qui sera déposée au Parlement fédéral par Aldo Carcaci, visant à déchoir de sa nationalité tout Belge parti faire le djihad aux côtés de l’Etat islamique. “Nous nous attaquerons également aux allocations touchées par les personnes combattant à l’étranger”, rajoute le classieux député fédéral.

L’Etat islamique est l’ennemi désigné par le Parti Populaire qui rappelle, par la même occasion que s’il ne considère pas Poutine comme un saint, celui-ci semble s’attaquer de front au problème de l’islamisme. “Ce sont aujourd’hui les agriculteurs, producteurs et arboriculteurs de nos régions qui en paient les pots cassés”, explique le sémillant député André-Pierre Puget qui entend les défendre tout au long de la législature. Il déposera dans un premier temps une résolution visant à s’opposer à toute sanction contre les pays ne représentant pas un danger pour nos contrées.

Face aux menaces de black out énergétique, le PP souhaite également revenir sur la loi de sortie du nucléaire et rappelle qu’il ne surfe pas sur l’air du temps. “Cela fait des années, depuis les origines du parti, qui va fêter ses cinq ans, que nous plaidons pour le maintien du nucléaire. Nous étions en pointe et on risque aujourd’hui le black out. Vous rendez-vous compte ?”, s’interroge Mischaël Modrikamen.

Actuellement impliqué dans le projet Solar Impulse, Luc Trullemans était présent à la conférence de presse et a démenti son retrait de la vie politique. “Jusqu’en août prochain, je serai un peu moins présent car je suis fort occupé à la réussite de l’avion solaire, mais je continue à défendre les mêmes idées au sein du parti. Il n’a jamais été question que je le quitte.”

Le Parti Populaire fera son entrée dans les intercommunales. La formation politique du président Mischaël Modrikamen fera ainsi son apparition -probablement peu souhaitée- dans les bastions de la particratie, comme Tecteo. “Notre but est de mettre le nez dans les intercommunales et de dénoncer les dérives, mais aussi de rationnaliser, par des fusions notamment. Nous serons les yeux des citoyens”, selon le président du parti. L’opposition menée par le PP sera ferme, mais constructive. Le PP envisage de voter, au cas par cas, des lois qui iraient dans le bon sens. Le parti regrette de ne pas avoir été associé dans les négociations de formation gouvernementale. “Le MR sera seul face à trois partis flamands. Or, tout est communautaire en Belgique, comme le survol par les avions”.

Le Parti Populaire semble désormais regonflé à bloc. Et offre, pour la route, un verre de lait, aux journalistes présents.

GREGORY BRUEL