Conférence de presse du Parti Populaire : les thèmes abordés

Le Parti Populaire fait sa rentrée politique sur les thèmes de la lutte contre le djihadisme, l’abrogation de la loi de sortie du nucléaire (2003) et le refus des sanctions européennes contre la Russie

Le Parti Populaire organisait ce mardi 9 septembre sa conférence de presse de rentrée politique. Ont pris la parole le président Mischael Modrikamen, Luc Trullemans, candidat du PP aux élections européennes, les députés fédéral Aldo Carcaci et régional André-Pierre Puget, ainsi que le nouveau rédacteur en chef du journal en ligne Le Peuple, Luc Rivet.

Le président s’est félicité des résultats du PP aux élections du 25 mai dernier et a remercié les 145.000 personnes qui ont voté pour le PP, plaçant le Parti Populaire au niveau des partis cdH, Ecolo et PTB. Il a fait remarquer à la presse que, contrairement au bruit répandu par certains, Luc Trullemans, qui était présent, fait toujours bien partie du bureau politique du PP et serait de retour après le tour du monde de l’avion solaire Solar Impulse pour lequel Luc Trullemans participe à la logistique autour du monde.

Les thèmes de rentrée du Parti Populaire ont été présentés par le président Modrikamen :

  • Les négociations de « la suédoise »

Le Parti Populaire se félicite qu’une coalition relativement homogène du point de vue idéologique voit le jour. Le PP jugera sur pièces les propositions de réformes qui seront mises en œuvre et décidera ou non de son soutien au cas par cas. Le PP a rappelé sa disponibilité pour participer à une éventuelle coalition dès lors que le MR, surtout s’il devait occuper le poste de Premier Ministre, sera par nature déforcé face à trois partis flamands dominants. Faut-il rappeler que nombre de décisions prennent rapidement un tour communautaire; la question du délestage électrique est là pour le rappeler, si besoin en était.

  • Le Jihadisme

La menace jihadiste ne fait que croître en Europe et singulièrement en Belgique, qui est le premier pays d’Europe pour le nombre de jeunes jihadistes partis combattre au Moyen Orient, par tête d’habitant (six fois plus qu’en Grande-Bretagne). Le PP déposera une proposition de loi dès la rentrée du Parlement fédéral pour retirer la nationalité belge aux terroristes et à ceux qui les aident en Belgique. L’immense majorité de ces jihadistes a une double nationalité et ne se retrouveront donc pas apatrides, ce qu’une Convention internationale interdit. Il va de soi, a souligné le député fédéral Aldo Carcaci, qu’il faut leur retirer aussi tous les droits aux allocations sociales ou à un logement social en Belgique, ainsi que le droit aux soins de santé, s’ils reviennent se faire soigner en Belgique. En faisant cela, la Belgique ne fera que s’aligner sur la Grande-Bretagne et les Pays-Bas qui viennent de passer des législations allant dans ce sens.

  • L’énergie et les black outs annoncés

Les gouvernements fédéral et surtout régional wallon ont créé  par leurs décisions irréalistes ou franchement erronées de la dernière décennie une situation dramatique pour le pays. C’est avant tout la politique écologiste du renouvelable intermittent (le solaire et l’éolien) et la volonté de sortie du nucléaire sans avoir créé les sources de substitution fiables indispensables, qui ont détruit le parc de production électrique de la Belgique. Nous pourrions vivre des heures difficiles de black-out cet hiver et tout ce que les gouvernements fédéral et régional trouvent à faire, c’est organiser la pénurie. Le PP estime cette politique lamentable et introduira dès la rentrée une proposition de loi visant à abroger la loi de 2003, imposant la sortie du nucléaire. De plus, le PP demande la construction de deux centrales nucléaires de 3e génération, telles que celles qui ont été commandées par le gouvernement britannique. Le PP souhaite également la relance des activités de recherche, notamment sur les centrales au thorium, qui ne produisent quasi pas de déchets et dont le combustible n’est pas utilisable par des terroristes (bombes sales).

Les sanctions à l’égard de la Russie et la guerre en Ukraine

Le PP estime que l’Europe et les Etats Unis se sont engagés à tort dans une spirale des sanctions économiques avec la Russie, et considère que les populations russophones de la Crimée et du Sud-Est de l’Ukraine doivent avoir droit à l’auto-détermination si une majorité d’entre eux ne veulent plus rester dans le cadre de l’Ukraine. Il est de plus extrêmement dangereux et irréfléchi de créer au sommet de l’OTAN une « force d’intervention ultra-rapide » en Europe Centrale. De telles décisions pourraient déclencher une guerre avec la Russie, et ne font que monter la surenchère des sanctions réciproques avec celle-ci. Le député régional André-Pierre Puget, qui connait bien le monde agricole, a insisté sur les menaces qui pèsent sur le secteur des fruits et légumes et surtout  le secteur laitier qui voit les prix s’effondrer à cause de la fermeture du marché russe, et va retomber dans des difficultés inextricables. Il faut cesser cette course aux sanctions immédiatement et rétablir des relations normales avec la Russie, tout en soutenant les échanges diplomatiques engagés sous l’égide de la Biélorussie, vu l’incapacité de l’Europe à le faire.

L’entrée des élus PP dans les intercommunales

Les élus communaux du Parti Populaire peuvent désormais siéger dans les intercommunales et le PP a bien l’intention d’occuper ces sièges, avant tout pour assainir ce secteur pléthorique, que le Gouvernement wallon n’a pas réussi à restructurer au cours de la dernière législature. Le rôle des intercommunales, leurs finances et leur organisation vont être analysés en détail par le Parti Populaire, pour réduire leur nombre, leur coût pour le citoyen, éviter toute dérive et pour améliorer leur efficacité.

Pour tout renseignement complémentaire, merci de contacter Luc Rivet, Directeur de la Communication du Parti Populaire – 0475 455683