Rationalisons les TEC !

Le député du Parti Populaire André-Pierre Puget est intervenu en séance plénière du Parlement wallon dans le débat consacré aux transports en commun.

tecIl a rappelé la position du parti sur l’absolue nécessité de rationnaliser le mode de fonctionnement des TEC. A l’heure actuelle, la Société régionale wallonne du Transport chapeaute cinq sociétés d’exploitation (TEC Brabant-Wallon, TEC Hainaut, TEC Charleroi, TEC Liège-Verviers, TEC Namur-Luxembourg) et compte 85 administrateurs, 6 directeurs généraux et 5 directeurs généraux adjoints. A titre de comparaison, De Lijn ne compte que 11 administrateurs et 6 directeurs généraux.

A l’heure où la Région wallonne est sommée d’accomplir des économies, une rationalisation est indispensable. Ce ne sont pas les usagers qui doivent payer le prix de la réduction du train de vie de la Wallonie. Avant d’envisager une augmentation du prix du ticket ou de l’abonnement, à propos de laquelle le gouvernement entretient une communication floue, il faut couper dans les dépenses inutiles.

André-Pierre Puget a également rappelé que le Parti Populaire se montre favorable à l’instauration d’un service minimum qui ne se résume pas au strict minimum syndical. Les travailleurs, les étudiants ou les personnes ne possédant que ce moyen de déplacement ne doivent pas être les victimes des sautes d’humeur des syndicats. Les grèves sont, en effet, le véritable fléau des transports wallons. Au total, on a dénombré 16 jours de grève, dont 13 sauvages, en 2013. La Wallonie possède même probablement le recordman du monde du nombre de jours de grèves (260 jours en 25 ans) en la personne d’un chauffeur des TEC interrogé il y a peu par toutes les chaînes de télévision !

Le député du PP a profité de la séance plénière pour dénoncer les actes de sabotage qui ont eu lieu sur 28 bus au TEC-Liège (pneus dégonflés, durites coupées…) lors de la grève ayant touché les transports liégeois ces derniers jours. Ces actes sont irresponsables et dangereux, mais témoignent aussi de l’absence de sens commun de la part des personnes impliquées.

Le ministre a été interpellé : « Nous demandons au ministre que les responsables soient identifiés et que des mesures soient prises à leur égard car c’est à la Wallonie et aux citoyens qu’ils s’attaquent en sabotant les bus payés avec l’argent du contribuable. »

G.B.