Radicalisme dans les écoles : le PP monte au créneau

La ministre de l’éducation Joëlle Milquet (CDH) ne sait apparemment plus à quel saint se vouer pour lutter contre le radicalisme. Dans une circulaire, elle avait enjoint les écoles à s’inscrire auprès d’un centre de recherche musulman dont les dirigeants sont connus pour leurs propos ambigus et leurs liens avec des personnages tout aussi flous. Le Parti Populaire est monté au créneau à la Fédération Wallonie-Bruxelles.

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Flash back. La ministre Joëlle Milquet avait invité les établissements scolaires à s’inscrire auprès du réseau musulman de recherche emridnetwork. Or, cette plateforme est présidée par Farid El Asri, qui est un proche de Yacob Mahy à qui il fut autrefois refusé de superviser les cours de religion islamique en raison de… ses propos ambigus, notamment sur l’égalité hommes-femmes. Le maître à penser de ce dernier est Roger Garaudy, ancien communiste dur et pur, passé à l’islamisme et connu pour ses positions négationnistes.

Yacob Mahy est également professeur de religion islamique au sein de l’athénée royal Léonard de Vinci à Anderlecht, école anderlechtoise où, semble-t-il, il existe un certain flou -et c’est un euphémisme- sur la nature de l’enseignement professé aux élèves en termes d’histoire, de sciences ou de matières religieuses. C’est aussi dans cet établissement qu’un élève a été agressé il y a peu à la suite des attentats perpétrés dans les locaux de Charlie Hebdo. Farid El Asri est proche des Frères musulmans et de Tariq Ramadan dont les positions sont controversées.

Le député du Parti Populaire André-Pierre Puget a interpellé Joëlle Milquet en Commission de l’Education à propos de la circulaire adressée aux écoles dans le cadre de la lutte contre le radicalisme. André-Pierre Puget a marqué son inquiétude et demandé à la ministre en charge de l’éducation si l’islam enseigné par le réseau emridnetwork était selon elle compatible avec les valeurs et les lois belges.

André-Pierre Puget a tenu à réagir à l’issue de la commission : « Nous sommes à la croisée des chemins. Les événements de ce début d’année renforcent ma conviction qu’il faut mener un débat sur la façon de lutter efficacement contre radicalisme. Il n’est pas normal, selon moi, que les relais des écoles puissent être des personnes qui tiennent des propos condamnables en vertu de nos lois. Je pense que l’islam a sa place dans notre pays, mais il ne faut pas donner à ses éléments radicaux la possibilité de devenir les porte-parole de la haine. Or, la circulaire de la ministre est un mauvais signal. »

GVB