Quand il neige à Bruxelles, le soleil brille à Cannes !

Communiqué | 12 mars 2013

En ce jour de chaos hivernal sur nos routes, pas moins de sept ministres(!) régionaux et communautaires accompagnés de leurs collaborateurs techniques et de leurs chefs de cabinet, mais aussi quatre gouverneurs de Province, de nombreux bourgmestres (dont M Magnette, bourgmestre de Charleroi), échevins et représentants des intercommunales (tous PS, Ecolo et CDH) débarquent aujourd’hui à Cannes pour participer au Marché international des professionnels de l’immobilier (MIPIM).

Ce déplacement « collectif » au soleil du Midi coûtera certainement une centaine de milliers € aux contribuables wallons et bruxellois, en frais de transport et de logements dans les palaces locaux.

Nos ministres et autres édiles seraient donc devenus « des professionnels de l’immobilier », contraints de courir les cocktails et autres stands spécialisés de la Croisette. 

« Si l’on peut comprendre la volonté de rencontrer les acteurs internationaux et s’imprégner de ce qui se fait ailleurs, celà justifie-t-il le déplacement de l’équivalent de plusieurs équipes de football au grand complet ? », s’étonne Yasmine Dehaene, secrétaire générale du Parti Populaire. « Ne s’agit-il pas de ici de s’offrir une petite escapade collective en plein hiver peut être humainement  compréhensible, mais alors pas aux frais des citoyens ? » 

« Surtout, cette « proximité » de nos élus avec les promoteurs et autres architectes en vogue explique aussi le foisonnement de projets mégalomanes, coûteux à la construction et en entretien et souvent inadaptés, telles les gares de Liège et Mons conçues par M Calatrava. En Suisse, ce type d’initiatives inadaptées aux besoins réels des gens sont souvent stoppées par les citoyens grâce au référendum d’initiative populaire ». 

En ces temps de vaches maigres, de telles dépenses publiques ne profitent en outre que fort peu à notre économie et à l’emploi. Le coût exorbitant du travail local, le désintérêt des ouvriers belges pour la construction en raison d’un salaire poche dérisoire et une formation déficiente ont pour conséquence que, sur les grands (et petits) chantiers immobiliers à Bruxelles et en Wallonie, ce sont souvent des entreprises polonaises, françaises et espagnoles qui effectuent les travaux.

Entretemps, la Wallonie a connu une hausse des faillites de 20% et Bruxelles, une hausse de 33% sur les deux premiers mois de 2013, le secteur le plus touché étant justement celui de la construction avec une hausse de 43% ! « Quand il neige à Bruxelles, le soleil brille à Cannes », conclut-elle !