Publifin: l’administrateur du Parti Populaire remis en fonction

La décision du Conseil d’administration de Publifin, d’écarter l’administrateur du Parti Populaire, B. Berrendorf (photo de tête) est illégale. C’est la tutelle qui le dit. Coup dur pour les partis traditionnels au sein de Publifin, qui n’avaient nulle envie de voir le Parti Populaire mettre le nez dans leurs petits arrangements et la protection organisée du duo Stéphane Moreau et André Gilles qui dirigent toujours la filiale Nethys ainsi que les autres sociétés du groupe intercommunal. Ces deux-là doivent savoir beaucoup trop de choses sur beaucoup de monde en province de Liège…

En effet, l’administration wallonne des Pouvoirs locaux, qui exerce la tutelle sur les intercommunales, vient d’invalider deux décisions prises lors de l’assemblée générale de l’intercommunale liégeoise le 30 mars dernier. Une AG qui balisait les contours du «nouveau» Publifin, avec une série de mesures de gouvernance.

La révocation de l’ancien administrateur Bruno Berrendorf (Parti populaire), qui refusait de démissionner, n’est pas légale. De même que la décision d’attribuer un double jeton de présence au président du CA, le Député provincial Président Paul-Émile Mottard (PS). Le pauvre Paul-Emile n’aura droit qu’à un seul jeton de 150 EUR brut par séance comme les autres…

Le courrier signé le 29 mai dernier par le ministre wallon Pierre-Yves Dermagne (PS), remplaçant de Paul Furlan (PS) démissionnaire, en informe le conseil d’administration de Publifin. Il va falloir rembourser les 3 mois de trop-perçu.

Bruno Berrendorf, conseiller communal du Parti populaire à Verviers, siégeait dans l’ancien conseil d’administration de Publifin (28 membres) qui avaient été priés de démissionner pour en nommer 11 « nouveaux », à l’exception de l’Ecolo Marc Hody. Bruno Bererendorf avait refusé net, et après un très long huis clos, les administrateurs des partis traditionnels avaient décidé de le révoquer. C’est cette révocation qui est annulée.

Bruno Berrendorf n’a pas froid aux yeux. Il risque d’être le poil à gratter du nouveau conseil de Publifin, où siège également la bourgmestre de Verviers, la très socialiste et très incompétente Muriel Targnion. Cela promet des séances « chaudes ».

C.T.