Piquet des militants du PP devant la FGTB et le PS!

Ce mardi matin, lendemain de grève générale, le Parti Populaire a bloqué le siège de la FGTB à 11.30 h et celui du PS à Bruxelles, alors que devait se tenir le bureau politique du PS à 12.30 h. La FGTB s’est contentée de fermer le volet, sans doute pour éviter que les militants du PP ne cassent leurs vitres. Au siège du PS, Les ministres socialistes et les cadres du parti n’ont pu entrer dans le bâtiment.

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Certains comme le ministre Rudi Demotte sont repartis avec le sourire; d’autres comme l’ancien ministre Guy Coeme, la députée Karine Lalieux ou l’échevin Philippe Close de la ville de Bruxelles ont tenté de forcer le piquet mais ont dû renoncer à entrer par l’avant. A hauteur du garage du PS, la police de Bruxelles a dû intervenir pour permettre aux voitures des ministres d’entrer dans le parking, en repoussant les manifestants qui portaient des slogans comme “Le droit au travail!”. Parmi les slogans scandés par les militants du PP, retenons “Non à la grève politique”, ou “Droit de grève oui, droit de travailler AUSSI”

Pour le PP, il est temps que les politiciens qui tirent les ficelles de ce mouvement ressentent également les désagréments causés à la population lorsqu’elle est empêchée de se rendre sur son lieu de travail.

Le PP a présenté à cette occasion la proposition de loi qui sera déposée par le Député fédéral Aldo Carcaci, visant à garantir la liberté de travail et de circuler.

Le Parti Populaire dénonce les grèves politiques menées par les syndicats et instrumentalisées par le PS. Ces grèves inutiles et improductives coûtent énormément à l’économie de notre pays (200 millions d’€ par jour de grève générale selon les calculs d’une grande banque), fragilisent encore plus certaines PME et autres petits commerces et écornent son image à l’étranger, faisant fuir les investisseurs. Une majorité des Belges y est d’ailleurs opposée d’après les derniers sondages parus ce lundi 15 décembre.

DSC_0097En outre, si le droit de grève doit évidemment être respecté, le droit au travail est une autre des libertés fondamentales mise à mal par l’attitude des syndicats et des grévistes. De nombreux dérapages empreints de violence morale ou physique ont en outre été constatés ces dernières heures.

La proposition de loi introduite par le PP impose également aux syndicats l’obligation d’adopter une forme juridique dotée de la personnalité morale pour le 1er mai 2015 et de déposer des comptes consolidés chaque année. Il est en effet temps que les organisations syndicales se soumettent au même degré de transparence que les entreprises, ONG ou entités étatiques, d’autant qu’elles perçoivent ou voient transiter par leurs comptes des sommes considérables, d’origine publique.

Enfin, selon cette proposition, les organisations syndicales seront responsables juridiquement des exactions commises par leurs affiliés. Le temps de l’impunité de fait doit se terminer. L’action syndicale ne doit se dérouler que dans le respect de la loi.

Vous pouvez prendre connaissance  ici de la Proposition de loi PP