MODRIKAMEN : NOUS SOMMES EN GUERRE. AGISSONS ET VITE !

« Mal nommer les choses, c’est contribuer aux malheurs du monde », disait Camus. Au regard des évènements de ces derniers jours et des dernières heures à Verviers, Molenbeek et Bruxelles-Ville, voici donc 10 constats et propositions pour contribuer au débat démocratique et surtout nous préparer au pire. Car le pire est des plus probables.

    1.  Nous sommes en guerre non « contre la terreur » qui est un mode d’action mais contre le fondamentalisme islamique qui nous menace. Nommons l’ennemi sinon nous ne pourrons le combattre.
    2. L’islamisme est le rejeton, peut être dévoyé, mais le rejeton quand même de l’islam. Ce problème, lié à une lecture rétrograde et littérale de ses textes, est donc inhérent à cette religion. Le nier retarde le nécessaire aggiornamento idéologique de l’islam qu’il nous faut exiger ici.
    3.  Il ne fait aucun doute qu’une majorité de Musulmans en Europe et de par le monde est pacifique et veut vivre paisiblement sa religion. Nombre de Musulmans sont d’ailleurs aussi les victimes de ces fanatiques. Mais une minorité importante et grandissante, d’environ 30 % en Europe, est infectée par l’islamisme, comme le montrent tous les sondages. Les activistes parmi eux constituent incontestablement une menace et une cinquième colonne infiltrée au cœur même de nos démocraties.
    4.  Nos sociétés libérales et tolérantes sont fragiles. Nos libertés ne sont pas acquises et si nous ne nous battons pas, nous les perdrons. Le sursaut des populations endormies par le confort est indispensable. Pour cela, il faut croire en ce que nous sommes, notre histoire, nos valeurs. Sans cela, sans ces racines, nous nous dessècherons et déclinerons.
    5.  Nous devons appréhender l’ampleur du phénomène et la gravité de la menace et prendre les mesures en conséquences. Le temps de l’eau tiède est révolu. Nous ne devons rien céder sur nos valeurs, le statut des femmes, la séparation claire entre la religion et l’état. Réaffirmer nos lignes rouges au quotidien.
    6.  Les djihadistes ne doivent pas revenir en Belgique. Les fauteurs de haine doivent être expulsés. Les états algériens, marocains, turcs, doivent prendre leur part de responsabilité dans le traitement de leurs (bi) nationaux radicalisés. C’est la seule manière de réduire la menace ! Le PP a déjà déposé une proposition de loi en ce sens. Qu’attend le gouvernement ?
    7.  Le budget de la Sûreté de l’Etat doit être doublé, voire triplé, immédiatement ! La Sûreté de l’Etat ouvre trente dossiers de terrorisme/djihadisme par jour. Elle n’est capable matériellement que d’en traiter trois (10 %) ! Nous sommes en guerre. Il faut un budget de guerre, prioritaire et conséquent.
    8. Nous ne pourrons mettre un policier devant chaque école, chaque administration, chaque journal, chaque libraire qui vend Charlie Hebdo. L’armée doit aussi être mobilisée. Le PP votera le projet gouvernemental en ce sens. Mais elle ne pourra aligner que quelques milliers d’hommes. Nous devons dès lors rétablir une conscription de trois ou quatre mois qui débouchera sur une réserve de 50.000 hommes affectés à une garde civique moderne, comme nous l’avons connu dans le passé.
    9.  Pour lutter contre le terrorisme, il faut aussi accepter que des citoyens responsabilisés et encadrés soient armés. Cette proposition était récemment formulée comme une des seules solutions réalistes par le Directeur général d’Interpol, Ronald Noble, pour lutter contre le terrorisme. Dans de nombreux pays, des attentats ont été déjoués (ou limités) par des citoyens armés qui se sont confrontés aux terroristes.
    10. Nombre de politiques, nombre de citoyens biberonnés à la naïveté, l’angélisme et le « droitdel’hommisme », n’ont pas pris conscience de la gravité de la menace. Certains seront choqués par les propositions de cet article. Ils ont tort. Trop de responsables se comportent encore comme des Chamberlain ou des Daladier. Trop de gauchistes se comportent en idiots utiles de l’islamisme. Heureusement, des Churchill se lèvent ici et là en Europe. Pour l’instant et tout comme l’illustre Premier ministre britannique dans les années 30, ils sont encore décriés comme fauteurs de troubles et de guerres. L’heure sonnera où les peuples se tourneront vers ceux qui ont inlassablement sonné le tocsin et proposent la fermeté sur les principes et dans l’action.

Mischaël Modrikamen

Président du Parti populaire