Mischaël Modrikamen : "Je suis prêt à soutenir une majorité réformatrice avec la N-VA" (L'Echo)

C’est la deuxième campagne législative du  Parti Populaire. Quel est l’état d’esprit ? En quoi diffère-t-il de 2010? 

La différence, c’est quatre années d’expérience. Nous étions novices dans l’organisation d’un parti. Désormais, nous avons 1.800  membres répartis dans 160 sections locales. Cette force de frappe, nous ne l’avions pas en 2010. En outre, à l’époque, nous avions été pris de court par les élections anticipées. Ici, nous avons une stratégie planifiée, même si nous ne possédons évidemment pas la logistique d’un grand parti.

Pourquoi centrez-vous alors votre campagne sur l’immigration ? La priorité des citoyens n’est-elle pas plutôt l’emploi ?  

Nous avons commandé un sondage l’an dernier et il a montré que l’immigration était la question primordiale, devant l’insécurité et les impôts. Une certaine intelligentsia ne se rend pas compte de la souffrance des gens. Nous réclamons des contrôles accrus. Les étrangers qui sont en Belgique doivent contribuer au bien-être général et non continuer à se servir au buffet de la sécurité sociale. C’est impayable. Ils doivent aussi s’adapter à notre culture et non l’inverse. Nous avons mis fin aux guerres de religion en contenant la religion dans la sphère privée.

Certains musulmans veulent rompre ce consensus avec des demandes concernant le port du voile ou la fin de la mixité dans les piscines. Nous refusons les accommodements raisonnables. Grâce à Joëlle Milquet, la Belgique a la première députée voilée d’Europe occidentale.

Lire l’interview de Mischaël Modrikamen dans L’Echo (partie 1)

Lire l’interview de Mischaël Modrikamen dans L’Echo (partie 2)