L'Euro, tel qu'il fonctionne aujourd'hui, nous mène droit dans le mur !

22 mai 2012 | Communiqué 

Après seulement 10 ans de fonctionnement, l’union monétaire mène les nations d’Europe à la ruine.

L’admission de pays, tels la Grèce, l’Espagne ou le Portugal aux pratiques budgétaires et fiscales laxistes, au sein de la zone euro, était une erreur historique. L’absence de flexibilité de la monnaie unique corsète ces pays et empêche toute adaptation monétaire à leur situation réelle, notamment sous forme de dévaluation. 

De plus, les tentatives de sauvetage aux moyens de prêts bilatéraux des états européens, de la BCE ou du Mécanisme européen de stabilité, vont grandement affecter les états sains ou moins atteints qui sont les garants ultimes des prêts à ces pays malades. L’inadaptation de l’Euro à la disparité des économies européennes, aggravées par l’irresponsabilité des dirigeants grecs, rend un défaut de la Grèce et une sortie de l’Euro chaque jour plus inéluctable. La faillite de la Grèce coûtera 11 milliards d’Euros aux contribuables belges, soit 1.000 Euros par citoyen.

L’argent prêté voici quelques mois à peine à la Grèce, disparaîtra en fumée. Les citoyens devront assumer par plus de taxes et de rigueur. Qui peut accepter une telle gestion des deniers publics ? 

Les dirigeants nationaux et européens portent une lourde responsabilité dans ce désastre annoncé. Ils auront à en rendre compte. 

Cet échec économique vient s’ajouter à un échec politique : le développement d’une Europe technocratique, non démocratique, niant les spécificités des peuples d’Europe, contribuant au déclin des valeurs qui ont porté notre civilisation, prête à s’élargir à la Turquie et voulant ouvrir ses frontières aux pays du sud de la méditerranée.   

Le Parti Populaire récuse l’Union européenne telle qu’elle fonctionne aujourd’hui. L’Europe n’a un avenir que si elle retrouve la légitimité démocratique et regagne la confiance des peuples en les respectant.