Les entretiens Minute : Mischaël Modrikamen

Avocat réputé en Belgique, spécialisé dans la défense des petits épargnants, et ancien président de la Communauté israélite libérale de Belgique, Mischaël Modrikamen, 50 ans, a créé en 2009 le Parti Populaire. Un parti clairement de droite, anti-immigration et libéral-conservateur.

“D’abord, vous avez raison de parler de “déliquescence”.La Belgique est une “failed nation”, une nation introuvable, sans repères, avec un “failed state”, un Etat miné par les niveaux de pouvoirs issus du fédéralisme qui se paralysent mutuellement et diluent tout sens des responsabilités. Pour couronner le tout, nous avons une “failed press”, des médias qui généralement n’entretiennent qu’un rapport lointain avec les faits et la réalité, notamment lorsque l’on touche à l’immigration ou à l’islam.”

“C’est d’ailleurs une question de vie ou de mort pour nos sociétés. Ne pas se séparer des pommes pourries qui contaminent les autres nous mène droit, au-delà du terrorisme, au choc frontal avec les musulmans. Ce sera la montée en puissance de revendications communautaristes, de puissantes forces centrifuges qui vont désintégrer nos sociétés. Et à terme, la guerre civile. C’est pour cela que nous sommes fermes et qu’il y a une urgence absolue.”

“Nous sommes favorables à une Europe des peuples souverains, dans le respect de tous, avec des mécanismes de libre-échange et de coopération à la carte sur certains sujets. Les institutions européennes actuelles sont profondément anti-démocratiques et incapables de répondre aux défis de notre temps (l’invasion migratoire, le dumping social…). Les fédéralistes à la Verhofstadt vont tenter de nous faire le coup de “plus d’Europe”. Comme les médecins du Moyen Age qui réclamaient plus de saignées, après que la première avait déjà presque tué le patient. A nos yeux, il faut aller dans le sens opposé.”


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