Les casernes de la police fédérale sont-elles des passoires?

La police fédérale est intervenue ce jeudi verse 17 h. à Verviers, mais aussi à Molenbeek et Bruxelles-Ville; il y a des morts. C’est une opération liée au retour des djihadistes que le gouvernement laisse rentrer sans prendre de mesures claires. Le Parti Populaire a demandé par la voix d’Aldo Carcaci il y a plusieurs semaines déjà, dans une proposition de loi que les djihadistes ayant une double nationalité soient interdits de retour. En France, une telle mesure est réclamée par Sarkozy et toute la droite. En Belgique, le gouvernement Michel n’a pas encore bougé. Ce jeudi toujours, le député fédéral Aldo Carcaci (PP) a posé une nouvelle question parlementaire importante, en séance plénière de la Chambre. Mardi dernier un groupe de jeunes gens se serait introduit dans une caserne de la police fédérale à Bruxelles. Et ce n’est pas n’importe quelle caserne: la caserne de Witte de Haelen à Etterbeek où se trouve, entre autre, l’unité spéciale d’intervention de la police fédérale! Cette unité est spécialement formée pour intervenir en matière de grand banditisme et de terrorisme. Son armement est conséquent et spécifique à ce type de missions. Des documents relatifs à ces techniques d’intervention particulières et aux endroits critiques se trouvent également dans les locaux de cette unité.

Caserne De WitteLe député Carcaci s’étonne dès lors que plusieurs jeunes gens se soient introduits, selon certaines informations, dans la cour de la caserne et n’aient été repérés qu’au moment où ils prenaient des photos et communiquaient par GSM. Connaissant le climat actuel de menace qui pèse sur la police en particulier et sur la population en général; connaissant aussi la composition de ce groupe suspect, le député Carcaci a demandé avec insistance au Ministre de l’Intérieur quelles mesures précises ont été prises pour accroître la sécurité des lieux. Il a demandé également si on a pu déterminer l’identité des jeunes et leurs objectifs ?

Il va sans dire que cela suscite un émoi certain dans le chef des citoyens: comment se fait-il que l’on puisse s’introduire aussi facilement dans un lieu hautement sécurisé comme celui-là? Le député Carcaci a encore demandé si – au-delà des restrictions budgétaires prévues – les effectifs seront renforcés soit au corps de garde soit pour les rondes de surveillance.