L'emploi subsidié: l'arbre qui cache la forêt

12.08.11 | COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU PARTI POPULAIRE

Selon le rapport de l’Institut de Développement Durable, 4.580.000 personnes sont employées en Belgique à titre de travailleurs salariés ou indépendants, retrouvant le niveau d’avant crise de 2005.

Toutefois selon cette étude, plus de 60 % des 270.000 emplois créés depuis 2008 sont des emplois hautement subsidiés par l’Etat (dont deux tiers du coût sont pris en charge par les finances publiques).

Plus important, les autres statistiques officielles, rarement agrégées, démontrent que pour un travailleur actif, pratiquement une autre personne bénéficie de prestations sociales à charge de l’Etat en 2011.

Voici les chiffres officiels, tirés des rapports annuels :

> Retraités : 1.860.943 (Source ONP 2010)
> Personnes à charge de l’ONEM (chômeurs, prépensionnés, interruption de carrière, activation, plan « win-win » : 1.307.496 (source ONEM 2010)
> Personnes sous le régime Maladie longue durée : 292.000 (Sources INAMI 2010)
> Personnes handicapées : 78.191 (sources INAMI 2010)
> Personnes émargeant au CPAS : 105.243 (Sources CPAS 2009)
> Assistance FEDASIL pour candidats réfugiés : 22.581 (Source FEDASIL 2010)

Soit au total près de 3.670.000 personnes à charge de la sécurité sociale belge.

Cette situation est intenable à terme et découle de l’inefficacité des politiques d’emploi menées jusqu’à aujourd’hui et des trop nombreux abus en matière de sécurité sociale.

Il importe donc de réduire drastiquement et de manière linéaire le coût du travail. Les politiques ciblées de saupoudrage et de subsidiation de l’emploi sont un échec coûteux. Selon une étude de l’institut Molinari de juin 2011, le travailleur belge a le triste privilège d’être le plus taxé d’Europe. Pour 1€ en poche, le coût total pour l’employeur est de 2,43€.

Le PP supprimera tous les systèmes d’incitants et privilégiera une réduction généralisée des charges sociales et des impôts sur les bas et moyens salaires.

En outre, le statut employé/ouvrier doit être unifié, conformément à la récente décision de la cour constitutionnelle, notamment au niveau des indemnités de licenciement. Un mois par année d’ancienneté avec une limite de 6 mois sont justifiés.

Enfin, le chômage à durée indéterminée, unique en Europe, offrant des avantages proches du salaire minimal net est un piège à l’emploi et contribue grandement à maintenir certaines personnes dans l’assistanat. Le chômage doit être limité dans le temps.

La conjonction de ces trois mesures permettra de donner espoir aux nombreuses personnes qui aspirent à trouver un emploi décent. Le travail, c’est la dignité.