Le PP réaffirme le droit à la libre expression au Parlement de la Communauté !

Le député à la Communauté française du Parti Populaire André-Pierre Puget a déposé, en marge de la séance plénière, une proposition de résolution visant à rappeler le droit inaliénable à la liberté d’expression. Le texte contient un rappel symbolique du principe dans les textes fondamentaux, mais aussi un appel à prendre les mesures nécessaires afin de protéger les lieux menacés.

Le Parti Populaire souhaite à travers sa résolution que le Parlement de la Communauté française formule trois demandes au gouvernement wallo-bruxellois :

1. marquer symboliquement l’attachement indéfectible à la liberté d’expression, reconnue par la Déclaration universelle des Droits de l’Homme et la Convention européenne des Droits de l’Homme, dans les limites prévues par la loi.

2. ouvrir un débat sur la liberté d’expression auquel participeront les représentants des journalistes, les partis démocratiques représentés au sein du Parlement, des associations de citoyens et des universitaires.

3. enjoindre le gouvernement fédéral à prendre les mesures nécessaires pour que soient protégés, de tout acte hostile, les rédactions des quotidiens, des radios et des télévisions, les lieux publics comme les Parlements, les sièges des partis, les lieux de culte et tout autre lieu privé potentiellement menacé, comme les ambassades et les écoles.

André-Pierre Puget avait participé aux manifestations de soutien aux victimes de l’attentat contre Charlie Hebdo à Paris. Il entend aujourd’hui aller plus loin : « Je ne souhaite pas faire de récupération politique. Mais, la classe politique élue par le peuple doit faire front et rappeler des fondamentaux de notre démocratie. La liberté d’expression est consacrée par des textes fondamentaux et la liberté pour la presse est reconnue par notre Constitution. Elles sont aujourd’hui menacées par des actes de terreur. Nous devons être forts face à la barbarie. Une des premières mesures est de demander que soient protégés les rédactions, les partis politiques, mais aussi des lieux de culte. »

L’urgence avait été demandée au vu des événements tragique ayant eu lieu la semaine dernière à Paris. Elle a été refusée, contrairement à une troisième proposition de résolution consacrée à la reconnaissance de la Palestine. A chacun, visiblement, sa notion d’urgence !

GVB