Le PP interpelle M. Maxime Prévot sur la sécurité routière

Le député du Parti Populaire à la Région Wallonne André-Pierre Puget a interpellé, ce mercredi 4 février, en séance plénière du Parlement, le ministre de la sécurité routière Maxime Prévot sur les conséquences des quotas de PV imposés par les parquets débordés.

Ce n’est pas un scoop : les parquets sont débordés par le nombre de procès-verbaux qu’ils doivent traiter. Ils ne savent y faire face,  en raison, selon les informations glanées, « du manque de personnel et de moyens informatiques d’un autre âge ».

La réponse que les parquets apportent pour régler le problème a néanmoins de quoi déconcerter. Les procureurs vont imposer des quotas à respecter pour chaque zone de police et pour la police des autoroutes. En d’autres termes, pour reprendre la formule consacrée, on « flashera » moins, mais on « flashera » mieux. Selon les statistiques de 2013, plus de 45 % des excès de vitesse sont classés sans suite.

La vitesse est le principal facteur d’insécurité routière pointé par les Belges eux-mêmes dans une enquête récente, même si –c’est vrai- la sécurité routière n’est pas une science exacte : ainsi, en 2014, il y a eu plus de tués sur les routes, mais aussi plus de radars présents. D’autres facteurs interviennent, comme la qualité déficiente des infrastructures.

Il faut agir car le chiffre est actuellement alarmant : en 2013, il y a eu un total de 720 morts sur les routes belges, ce qui nous place malheureusement parmi les mauvais élèves européens. Nous devons, pour suivre le carnet de route, limiter à 420 le nombre de tués dans notre pays à l’horizon 2020.

Les quotas fixés par les parquets sont un mauvais signal, même si leur corollaire est, pour reprendre les propos du procureur du roi de Mons, M. Christian Henry, « un engagement des parquets à assurer un traitement effectif de tous les PV reçus ».

Le député du Parti Populaire André-Pierre Puget a questionné M. Maxime Prévot en séance plénière sur les conséquences de l’instauration de quotas sur la sécurité routière et la contradiction entre cette mesure et l’objectif du gouvernement de diminuer le nombre de victimes de la route.