Le PP dénonce les mesures trop douces pour lutter contre le radicalisme !

Le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles se penchait aujourd’hui sur les mesures prises –ou « envisagées », devrait-on dire- par le gouvernement communautaire pour lutter contre le radicalisme religieux qui menace notre pays et l’Europe. L’attentat perpétré dans les locaux de Charlie-Hebdo, le 7 janvier dernier, et la tuerie dans l’épicerie Hypercacher ont mis en lumière des périls que d’aucuns avaient minimisé. Le député André-Pierre Puget s’est montré pour le moins sceptique sur le plan de la majorité PS-cdH.

PPLe Parti Populaire a, depuis ses origines, dénoncé l’islamisme qui commençait à gangréner sérieusement notre société. La situation a aujourd’hui atteint des proportions qui menacent toujours plus la sécurité des citoyens. La Belgique est aujourd’hui le principal pourvoyeur de djihadistes partis combattre en Irak et en Syrie. Notre pays a aussi été victime d’un attentat le 24 mai dernier, au musée juif, où quatre personnes ont laissé la vie. Des prêcheurs de haine, des imams fanatisés, des caïds islamisés prolifèrent. Les « je suis Kouachi » et autres messages de soutien aux terroristes ont pullulé sur les réseaux sociaux. Les minutes de silence, à la mémoire des victimes des attentats de Paris, n’ont, dans certains cas, pas été respectées.

Pour lutter contre cette montée du radicalisme, le gouvernement entend déconstruire les discours radicaux, éduquer à la citoyenneté, mettre en place un numéro vert, utiliser le sport comme facteur de cohésion, « renforcer la résistance morale », fournir aux professeurs, mais aussi aux parents, une boîte à outils pour leur permettre d’entamer une discussion avec des jeunes radicalisés, mettre en place une commission chargée de réfléchir à une formation pour les cadres musulmans comme les imams et les professeurs ou encore réfléchir à une émission sur la RTBF. Encore des mots, toujours des mots, pour masquer les maux.

Dans l’assemblée, les députés présents ont surjoué d’imagination et de bien-pensance pour lutter contre le radicalisme : plus de culture, comme par exemple -à l’image de ce qui se faisait dans l’antiquité ( !)-, des pièces de théâtre à l’issue desquelles chacun devrait discuter (Marie-Martine Schyns, CDH), plus ( !) de diversité et accessoirement de démocratie (Barbara Trachte, Ecolo), agir en réseau (Valérie De Bue, MR), agir avant tout contre les racismes (Caroline Persoons, FDF)…

Le député au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, André-Pierre Puget, est monté à la tribune pour rappeler que la réalité est évidemment plus complexe : « Fournir aux parents des outils pédagogiques pour parler à leurs enfants des dangers du radicalisme ne prend pas en compte le fait que la famille est le premier lieu de fanatisation. Un père et une mère soutenant l’Etat islamique ou les attentats n’en aura que faire ! Proposer une émission sur la RTBF ne pourra se faire sans veiller, au préalable, à sélectionner les interlocuteurs acquis à la laïcité. La formation des imams et des professeurs de religions est évidemment essentielle, mais la tâche sera ardue tant qu’un islam moderne ne verra pas le jour. Il faudra, enfin, que les différents niveaux de pouvoir assurent le suivi et vérifient que dans les mosquées et les écoles, le discours tenu soit conforme à nos valeurs. »

GVB