Le Parti Populaire n'accorde pas sa confiance à la majorité PS-cdH à la Région wallonne

Le Parti Populaire n’a pas voter la confiance à l’équipe PS-CDH mise en place à la Région wallonne.

Socialistes et humanistes entendaient nous faire croire qu’ils détiennent la solution à tous nos maux, mais, en réalité, les deux inséparables de l’Elysette illustrent a merveille la maxime :

“Il faut que tout change pour que rien ne change”.

Rien ne peut durablement changer lorsque la majorité en place est la même qui est responsable de l’état catastrophique dans lequel se trouve la Wallonie :

– Un Wallon sur quatre est aujourd’hui demandeur d’emploi selon les vrais chiffres du chômage.

– Un enfant sur quatre vit dans la pauvreté au sud du pays

– Le PIB par habitant est largement inférieur à la moyenne européenne, avec un indice stagnant au-dessous des 90 quand celui de la Flandre est largement au-dessus des 110.

– Une entreprise sur quatre-vingts a fait faillite l’an dernier au sud du pays.

Avec 15 ministres au total (!), dont treize titulaires différents, les gouvernements wallons et de la Fédération Wallonie-Bruxelles ressemblent à une armée mexicaine, voire un luxueux refuge où sont recasés les ministres fédéraux non reconduits.

Plutôt qu’une rationnalisation, les nouveaux gouvernements seront dirigés par deux personnes différentes, alors que le Parti Populaire prône pour une fusion de la région et de la communauté.

La sixième réforme de l’Etat responsabilise un peu plus les Régions. Les transferts de compétences et de moyens accordés par cette nouvelle étape institutionnelle dans l’histoire de la Belgique finissent par faire basculer le centre de gravité au sein des entités fédérées. Sans un sursaut, la Wallonie deviendra encore un peu plus exsangue. Les éléments présents dans la déclaration gouvernementale ne laissent pas entrevoir l’espoir.

Les primo-arrivants devront apprendre le français, mais « un tel apprentissage sera graduellement mis en oeuvre en fonction des moyens budgétaires disponibles. » Autant dire jamais.

La politique énergétique ne laisse pas entrevoir de virement à 180 degrés indispensable à l’approvisionnement de notre pays.

Le small business act est certes un pas dans la bonne direction, mais il ne nous mènera pas assez loin dans le redéploiement de la Wallonie, car c’est d’une réforme copernicienne dont nous aurons eu cruellement besoin.

« Face aux grands périls, le salut n’est que dans la grandeur ».

C’est de grandeur dont nous avons aujourd’hui cruellement besoin. De grandeur et de courage. Ne pas réagir maintenant serait un crime commis envers les générations futures.

Pour les raisons évoquées, le Parti Populaire a décidé de ne pas apporter son soutien au gouvernement mis en place.

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André-Pierre Puget

Député au Parlement wallon