Le grand retour des nominations politiques en Wallonie

Serait-ce le grand retour des copains et des copains des copains ? Selon nos confrères du Vif/L’Express, le gouvernement wallon semble enclin à contourner la dépolitisation des cadres en sortant pas moins de dix-huit postes de la fonction publique du régime des mandats.

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Selon la note, “la volonté est de contrebalancer les nominations à titre temporaire des mandataires afin d’assurer la continuité du service public au profit de l’intérêt général”.

La conséquence est l’ouverture des candidatures par avancement de grade aux agents déjà occupés dans les organismes d’intérêt public –les fameux OIP-. En d’autres termes, les futurs élus seront nominés parmi les fonctionnaires ayant été recrutés par le passé selon les règles de la politisation.

Le Vif rappelle également que de nombreux OIP ont été épinglés, dans un passé récent, pour leur fonctionnement déficient. Exemple parmi d’autres, l’Institut scientifique de service public (Issep) est aujourd’hui fortement décrédibilisé par la démission de son ancien directeur général adjoint, Pierre Snyders, qui était suspecté d’abus de biens sociaux et de faux en écriture. L’homme travaille pourtant aujourd’hui au Port autonome de Liège. En Wallonie, visiblement, on ne se refait pas.

Le Parti Populaire en appelle à une gestion beaucoup plus saine des OIP, en réduisant, tout d’abord, leur nombre de façon drastique, en remettant, ensuite, la compétence comme motif exclusif de nomination. Il est particulièrement insupportable de voir des personnes choisies uniquement parce qu’elles possèdent la bonne couleur politique –souvent rouge-.

GVB