Le député Carcaci, retour d’Alep…

Le député fédéral du Parti Populaire, Aldo Carcaci s’est rendu une semaine en Syrie, pour se rendre compte sur place de la situation réelle. « En tant que parlementaire, il est de notre devoir de décider en connaissance de cause et de se faire une opinion sur place, en restant neutre, sans attendre les informations des media, qui clairement sur la Syrie et Alep, nous ont manipulés« , déclare tout de go Aldo Carcaci. 

Le député Carcaci suit en commission parlementaire les travaux sur les questions d’asile et de migration. Il s’était notamment rendu à la frontière Macédoine – Grèce l’an passé pour se rendre compte du nombre de réfugiés syriens parmi les dizaines de milliers de migrants arrivant chaque jour à ce moment (la frontière n’avait pas encore été fermée par la Macédoine aux migrants remontant de Grèce). Il avait vu une seule famille syrienne sur les milliers de personnes venant d’Afghanistan, du Pakistan et d’autres pays…

Au centre, Ivan Frangov, le maire de la petite ville macédonienne de Gevgelija et le député du PP, Aldo Carcaci examinent des brochures en arabe et en anglais, distribuées par des organisations non gouvernementales européennes aux migrants, leur donnant des conseils sur la meilleure manière de contourner les procédures d'asile et les numéros à appeler en Allemagne, au Danemark, en Suède et ailleurs pour être sûrs de rester en Europe.
En 2015, Aldo Carcaci s’était rendu à la frontière entre la Grèce et la Macédoine, dans la petite ville macédonienne de Gevgelija, pour se rendre compte de la marée humaine qui déferlait sur l’Europe. Aldo Carcaci et le maire de la ville (au centre) examinent des brochures en arabe et en anglais, distribuées par des organisations non gouvernementales européennes aux migrants, leur donnant des conseils sur la meilleure manière de contourner les procédures d’asile et les numéros à appeler en Allemagne, au Danemark, en Suède et ailleurs pour être sûrs de rester en Europe.

En Syrie où d’autres délégations les avaient précédés (notamment une délégation des Républicains (LR) et du Front National français, la délégation de deux députés du Vlaams Belang et du député du Parti Populaire, a pu rencontrer le président Bashar al Assad et se rendre à Alep-Ouest, qui a toujours été tenu par le gouvernement et -Est, sévèrement touché et repris aux opposants au régime.

Sa première réaction est la surprise: « on nous avait présenté Alep comme détruite. C’est vrai en partie, à l’Est, mais notamment du fait des jihadistes qui ont fait exploser nombre de bâtiments avant de se retirer« , déclare Aldo Carcaci.

Alep-Est est partiellement détruit, c'est vrai mais en partie par les jihadistes eux-mêmes à lieur départ.
Alep-Est est partiellement détruit, c’est vrai mais en partie par les opposants eux-mêmes à lieur départ.

Au-début de la bataille pour la reprise d’Alep-Est, 200.000 civils ont fui l’Est pour venir à l’ouest de la ville, dans les quartiers totalement fidèles au régime Assad; chrétiens et musulmans. 120.000 autres ont quitté Alep-Est pour d’autres villes et les 80.000 restants étaient souvent des otages des milices d’opposants à Assad, ou des familles de ces opposants, arrivées pour les soutenir. Parler de « génocide » comme l’a fait la presse belge était ridicule.

Aldo Carcaci déclare: « Il faut se rendre compte que si le régime et leurs alliés russes avaient voulu annihiler Alep-Est, ils l’auraient fait rapidement par bombardement intensif. Les frappes ont toujours été limitées et l’armée d’Assad était aidée par des Syriens restés coincés dans l’Est de la ville, qui communiquaient avec l’armée par GSM sur les positions des rebelles… Et en ce qui concerne les hôpitaux malheureusement détruits, l’Hôpital civil (Alep-Ouest) a été visé par les jihadistes jusqu’à destruction complète…… Une guerre civile est quelque chose de terrible« .

De gauche à droite, le mufti d'Alep, l'archevêque chrétien et Aldo Carcaci
De gauche à droite, le mufti d’Alep, l’archevêque chrétien et Aldo Carcaci

Lors de sa visite, le député Carcaci a rencontré le président de la Chambre de Commerce d’Alep, qui n’a pas reconnu le nom du « réfugié » demandant un visa humanitaire à la Belgique, pourtant d’après ses dires Vice-président de la Chambre de commerce…

Il aussi rencontré les chefs religieux d’Alep: le mufti alaouite, l’archevêque chrétien et un imam; se fréquentant avec une entente cordiale. « Les Chrétiens syriens sont protégés par le gouvernement Assad et sont unanimement derrière le gouvernement actuel. Curieusement, l’attitude de l’Europe augmente la migration des Syriens vers l’Europe; il suffit aux jeunes Syriens pro-Assad de se déclarer comme victimes du régime et on leur accorde le droit d’asile… »

Aldo Carcaci avec le président Assad (à gauche)
Aldo Carcaci (à droite) avec le président Bachar al Assad (à gauche). Le président syrien veut reprendre l’ensemble du pays.

Enfin, la délégation a été reçue par le président Bachar Al Assad, et a rencontré des parlementaires, notamment une femme député de la communauté arménienne et le président de la Commission des Affaires étrangères, un député chrétien.

La demande instante qu’Aldo Carcaci formule après avoir rencontré le directeur de l’hôpital d’Alep, c’est de lever partiellement les sanctions européennes,  sur le matériel médical, hospitalier et sur les médicaments. « Les Syriens aspirent à retourner chez eux après 6 ans de guerre et les médecins manquent de tout. Les Russes font un gros effort et organisent des centres d’accueil (nourriture, vêtements, chaussures, logement) mais les besoins sont énormes, également du côté de la population qui soutient le régime. Nous nous grandirions en levant les sanctions sur les fournitures médicales« , conclut Aldo Carcaci.

L.R.