La colère des policiers est justifiée ! Le PP les soutient.

Après la manifestation du 18 septembre, nos policiers ont réactivé leur préavis de grève. Ils restent très mécontents et on le serait à moins ! ils ne verbaliseront plus les infractions de roulage au moment où la grève démarrera dans les 4 mois qui viennent. L’opération « Speed » du 10-11 octobre prochain (contrôle de vitesse) serait ainsi compromise. 

Sans remonter à la démilitarisation de la gendarmerie en 1991, le dossier des pensions de nos policiers a pris une tournure erratique avec la décision de la Cour constitutionnelle du 10 juillet dernier. Le syndicat Sypol.be demandait en effet l’uniformisation des pensions avec départ possible pour tous les policiers à 56 ans comme les anciens gendarmes (après 37,5 ans de carrière), alors que les policiers communaux et péjistes ne pouvaient partir qu’à 58 ou 60 ans, après une carrière complète de 40 ans.

La Cour constitutionnelle, en annulant les dispositions relatives à la pension anticipée pour « la police intégrée », a en réalité aggravé la situation. Tout à coup, nos policiers voyaient la reconnaissance de la pénibilité de leur travail balayée. Ils se retrouvaient avec la même pension que tous les fonctionnaires du secteur public fédéral : tous pensionnés à 65 ans et 42 ans de carrière.

Le Parti Populaire considère que cette décision est inacceptable et que la colère des policiers est tout à fait justifiée : on ne supprime pas du jour au lendemain un système sur lequel nos policiers ont bâti toute une vie. Certains ont déjà vendu leur maison ou pris des dispositions de vie, en se fiant aux accords conclus. Ajoutons que les policiers auraient dû cotiser moins pour leur pension pendant toute leur carrière, puisqu’on la rallonge brusquement de plusieurs années !

Les policiers assurent notre sécurité et sont en première ligne. Ils méritent respect et reconnaissance pour le travail effectué et les risques encourus !

Pour le PP, un cadre d’extinction doit dès lors être créé pour les policiers déjà dans le système et entrés avant le 31 décembre 1997 (pour les gendarmes) et avant le 30 décembre 2000 (pour les policiers et péjistes). Ceux qui sont entrés après ces dates peuvent être soumis au nouveau régime.