La diminution de l’impôt des sociétés est plus importante que sa régionalisation

08.06.10 | COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU PARTI POPULAIRE

 

Dans son mémorandum pour les élections fédérales, le VOKA rappelle les exigences de 2007. La régionalisation de l’impôt des sociétés est l’une de ces exigences. Ce qu’oublie le VOKA c’est le risque de délocalisation des entreprises flamandes vers la Région bruxelloise pour des raisons fiscales, ce qui ferait qu’à terme la Flandre ne percevrait plus ce type de revenus. Pour le PP, il faut renforcer toutes les entreprises belges grâce à

une diminution de la pression fiscale. L’autonomie fiscale amène quant à elle un effet contraire.

 

Actuellement la Région bruxelloise génère déjà plus de 35% de l’impôt des sociétés grâce aux sièges sociaux qui y sont installés, alors que seuls 10% de la population belge y vit. Si la logique de VOKA est prolongée, la Région Bruxelloise, de par son grand nombre d’entreprises, pourra diminuer plus facilement l’impôt des sociétés.

 

Dès lors, les entrepreneurs flamands, principalement les grands et les moyens, vont délocaliser leur siège en Région bruxelloise afin de pouvoir bénéficier de tarifs plus avantageux, prédit Rudy Aernoudt professeur d’économie aux universités de Gand, Liège et Bruxelles.

 

Aernoudt : « Le VOKA ferait mieux de se concentrer sur les besoins de son groupe cible au lieu de se profiler politiquement. J’espère que toutes les organisations d’employeurs vont se serrer les coudes et trouver une vision globale ensemble. Ici et là de bonnes pistes sont suggérées, comme par exemple la proposition du VBO de diminuer le corps des fonctionnaires de 70.000 effectifs et baisser le handicap des coûts salariaux pour lequel UNIZO se bat. Les soucis des employeurs sont les mêmes partout dans le pays : des règles excessives, une forte imposition, des coûts salariaux exorbitants… L’autonomie fiscale n’y changera rien, bien au contraire».

 

« Je lance un appel à tous les dirigeants d’entreprises ainsi qu’aux entrepreneurs flamands de BHV à voter en masse pour le Parti Populaire au lieu de suivre une logique à court terme en ces temps d’économie morose. Notre proposition est une diminution générale de l’impôt des sociétés à 19%, en contrepartie d’un grand coup de balai dans les subsides préhistoriques et dans les régimes fiscaux avantageux, ce qui favorisera les

entreprises belges et le marché de l’emploi », conclut la tête de liste PP au Sénat.