La Chambre a approuvé jeudi soir, le 19 juin, majorité contre opposition – à l’exception du Parti Populaire et du Vlaams Belang qui ont voté pour – le projet de loi qui ouvre la voie à la prolongation pour dix ans (jusqu’en 2025) des réacteurs nucléaires de Doel 1 et Doel 2. Pour rappel, ces deux réacteurs étaient censés cesser leur activité cette année, mais ils sont indispensables à l’approvisionnement électrique de la Belgique. Le parti Ecolo, grand responsable de la chienlit énergétique qui frappe notre pays, avait entraîné le PS et le CDH dans une politique de « suivisme » lamentable : une opposition agressive, mensongère et où tous les coups étaient permis pour empêcher cette mesure conservatoire urgente et indispensable.

Nucleaire-centrale-nucleaire-Greenpeace-Fukushima-2-Credit-JessPeter[1]Le député fédéral Aldo Carcaci a « félicité la ministre de l’Energie, Marie-Christine Marghem d’avoir mené à bien ce premier pas vers une reconstruction d’une politique énergétique nationale », en ajoutant : « attention ce n’est que le premier pas et le plus facile. »

Ce texte assure la sécurité d’approvisionnement du pays pour les 10 ans qui viennent ; c’est un délai très court à l’échelle d’une politique énergétique et nous n’avons que tout juste le temps de relancer la filière nucléaire au-delà de 2025, avec des centrales de nouvelle génération, produisant moins de déchets, pour assurer entre 60 et 70% de notre électricité.

Ce n’est pas tout. Plus important encore, la Chambre a également adopté un deuxième projet de loi visant à préparer la transition et assurer l’efficacité énergétique. Ce deuxième texte est malheureusement très vague, très flou et ne résout rien. Une fois de plus, le gouvernement renâcle à sauter l’obstacle et à admettre qu’on s’est trompé en décidant sous la pression des Ecolos d’arrêter le nucléaire, alors qu’il n’y a aucune filière de remplacement sérieuse, sinon de produire notre électricité au départ du charbon, du gaz ou du fuel, avec les émissions de CO2 massives qui en résulteront et une grande dépendance de l’étranger.

Les énergies alternatives intermittentes (éolien et solaire) ne sont pas une solution : non fiables, intermittentes, extrêmement coûteuses, elles ne réduisent en rien les émissions de CO2, à cause ces centrales thermiques de compensation qui doivent « doubler » l’investissement éolien ou solaire.

La biomasse disponible en Belgique est déjà en grande partie utilisée et importer des copeaux de bois du Canada par bateaux conteneurs émettant massivement du CO2 n’est pas une solution non plus.

Bref, la première mesure, la relance des deux centrales de Doel 1 et 2 est indispensable. C’est fait. Le vrai travail commence pour la ministre. L’agence de contrôle de la sécurité nucléaire doit encore donner son blanc seing, mais c’est une formalité.

Encore une remarque : Jean-Marc Nollet (Ecolo), qui a mené l’opposition à la Chambre, en mentant effrontément en permanence, a eu cette remarque cynique qui prouve la mauvaise foi de ce personnage : «Le nucléaire est devenu, dans les faits, l’énergie la plus intermittente de Belgique.” En effet, Monsieur Nollet, par la faute d’Ecolo, nous vivons une véritable chienlit énergétique.

Nollet et son parti auront déjà coûté des dizaines de milliards d’EURO à la Belgique, par la stupide politique énergétique qu’ils ont imposée. Il reste à espérer que le PS et le CDH vont cesser de faire du « suivisme » permanent d’Ecolo sur toutes les questions énergétiques.

L.R.