Il ne faut pas légaliser le cannabis

Le PP est opposé à toute forme de dépénalisation du cannabis, malgré les demandes répétées de la gauche, de certains jeunes et de tous les bobos écolo-gauchos que compte la Belgique. Voici pourquoi.

cannabis

Une directive du ministre de la Justice et du collège des procureurs généraux datant de 2005 prévoit que la détention d’un plant ou de trois grammes de cannabis par un individu majeur constitue « le degré le plus bas de la politique des poursuites ». En clair, sans trouble à l’ordre public, aucune poursuite n’est envisagée. Le gouvernement actuel entend faire marche arrière. L’accord de gouvernement est limpide : « La détention de drogue est interdite. La consommation de drogue dans l’espace public ne pourra pas faire l’objet d’une tolérance ».

Pour les partisans de la légalisation de la fumet, interdire le cannabis ne résoudrait pas le problème de sa consommation. La dépénalisation complète ramènerait la vente de cannabis dans le circuit légal et induirait de nouvelles recettes pour l’Etat endetté. Le cannabis serait – disent-ils – moins dangereux pour la santé que d’autres drogues, l’alcool ou le tabac.

Le PP est opposé à ces arguments fallacieux et estime que, selon la loi énoncée par Sully Lederman: « plus l’accessibilité à un produit est grande, plus grands seront les risques d’excès ». Le cannabis transforme nombre de jeunes en zombies et les dommages que cette drogue cause aux utilisateurs fréquents sont démontrés médicalement. Mais surtout, faire de la politique ne se résume pas à adapter la loi à l’usage. Faire de la politique consiste, au contraire, à tracer les lignes directrices de la société que nous voulons bâtir. Souhaitons-nous une société de drogués au cœur de laquelle la jouissance fait office de valeur absolue ou au contraire une société composée d’individus cultivant un esprit sain dans un corps sain? Les défis multiples auxquels notre société fait face aujourd’hui, impliquent que nous privilégions la seconde option.

G.B.