Goblet rallie le Parti Populaire!

Si, vous avez bien lu… Mais il s’agit de Jean-Claude Goblet, entrepreneur, frère de Marc Goblet, le patron de la FGTB, et dont les idées sont à l’exact opposé de celles du responsable syndical!

Mischael Modrikamen, président du Parti Populaire (à gauche) et Jean-Claude Goblet , entrepreneur (à droite)
Mischael Modrikamen, président du Parti Populaire (à gauche) et Jean-Claude Goblet , entrepreneur (à droite)

Jean-Claude Goblet est bien – comme son frère – le fils d’un ouvrier mineur devenu responsable syndical peu avant les grèves de l’hiver 60. Jean-Claude, qui avait une douzaine d’années, a été porter les tartines et le café aux grévistes…. Son petit frère Marc n’avait que 4 ans.  A 14 ans, Jean-Claude quitte l’école et apprend la boucherie. Il travaillera avec un patron plus âgé et reprendra l’entreprise à la mort de ce dernier.

Il développe son entreprise à Verviers, dans la découpe de viande à destination de l’horeca et des cuisines industrielles. Il l’a aujourd’hui cédée à son fils. “L’entreprise que j’ai créée occupe 20 personnes en Wallonie et paie ses impôts en Wallonie. Moi, à la pension, après 45 ans de travail, j’ai une pension de 1.350€/mois et pour pouvoir continuer à travailler, je devais payer près de 500€/mois à l’état pour ma voiture de société et mon téléphone. Je me suis dit, zut! Je vais m’établir à Luxembourg, où j’ai lancé une autre société.”

Jean-Claude Goblet a décidé de rallier le Parti Populaire de Mischael Modrikamen pour faire bouger les choses en Wallonie. Pour lui, cela ne peut plus continuer comme ça. Comme il le déclare, “mon entreprise, ce n’est pas Total ou Microsoft, c’est une PME où tout le monde travaille dur, où on ne compte pas ses heures, pas plus moi que mes employés. Nous formons une vraie famille où on s’appelle par son prénom et où on se sert les coudes, tous les jours. Le coût de la main d’oeuvre tue les PME. Attention, pas le salaire net que les travailleurs ont en poche, mais le coût total pour l’entreprise. Pour 2.000 € en main, ça coûte 5.800 € au total! Intenable! Trop de charges, trop d’impôts en tous genres, trop de tracasseries administratives, trop de syndicalisme tuent l’emploi!”

Pour Jean-Claude Goblet, il faut remonter le seuil à partir duquel on impose un comité d’entreprise de 50 à 100 travailleurs. Il veut également fusionner le Conseil d’Entreprise et le CPPT. “Supprimons aussi la possibilité pour les délégués syndicaux de ne pas faire leurs 38 h/semaine. Ce n’est pas normal que les syndicalistes soient payés pour des heures non prestées, pour des réunions où l’on festoie sur le compte des travailleurs.”

Il veut également, avec le PP, plafonner les charges sociales à 20% et les 3 premiers emplois sans charges et sans formalités. Il veut supprimer le fatras des subventions publiques que le pouvoir politique “accorde” aux PME, après leur avoir piqué l’argent auparavant. Les impôts doivent être drastiquement réduit, en parallèle avec une réduction des dépenses publiques inutiles.

Et Jean-Claude Goblet appelle les patrons de PME, les petits indépendants, artisans et commerçants à rejoindre le Parti Populaire pour un combat sympathique et positif pour les entreprises…

 

Goblet rejoint le PP

Jean-Claude Goblet, entrepreneur et frère de Marc Goblet, le patron de la FGTB, rallie le Parti Populaire. Ses idées sont à l'exact opposé de celles de son frère, le responsable syndical!

Posté par Le Peuple sur vendredi 26 février 2016

L.R.