GENK, LA LOUVIERE : un nouveau contrat social est nécessaire !

Communiqué | 25 octobre 2012

Le Parti Populaire tient à marquer sa solidarité avec les hommes et femmes menacés de perdre leur emploi à Genk, La Louvière et sur tous les sites industriels menacés de rationalisation. 

Le désarroi de ces hommes et femmes est immense face à l’avenir et doit être écouté. Ils méritent le soutien du Pays.  

Le PP prend toutefois ses distances avec l’hypocrisie des décideurs politiques actuels qui semblent découvrir, face aux annonces de licenciement, la nature profonde du mal qui nous ronge. 

Le PP tient à rappeler qu’une activité industrielle donnée, n’est par nature jamais éternelle et est soumise aux aléas de la concurrence, de l’évolution et du renouveau. Nous ne vivons pas sur une île. 

Si les conditions économiques actuelles se dégradent en Belgique, c’est essentiellement du au cadre normatif et à l’état d’esprit défaillant et défaitiste qui règne dans ce pays depuis trop longtemps. 

Des états occidentaux qui bénéficient tout autant d’un niveau de protection sociale élevé, ne connaissent pas ce type de difficultés, nonobstant la crise mondiale. Citons le Canada, La Suisse, les Pays Nordiques, Israël ou encore la Nouvelle-Zélande qui n’a pas hésité à mettre en place, voici quelques années, les réformes indispensables à son renouveau. 

Le PP rappelle à cet égard : 

1. Que les impôts qui frappent le travail (taxation des salaires, coût de la sécurité sociale supporté par les entreprises, etc) sont un handicap structurel auquel il importe de remédier par une réforme ambitieuse en diminuant linéairement et drastiquement les coûts. Cette réforme doit être rendue possible par une réduction substantielle des dépenses publiques qui handicapent notre pays. 

2. Que ce sont les entrepreneurs et l’esprit d’entreprise qui créent la richesse d’une nation, richesse qui peut ensuite être partagée dans le cadre de la solidarité. Que le taux d’entreprenariat en Wallonie et Bruxelles est un des plus faibles d’Europe; Que la légitime solidarité se mue trop souvent en assistanat.  

3. Que le cadre normatif est étouffant en raison de la multiplication des normes et lois, votées par des élus et décideurs politiques issus de cabinets qui trop souvent n’ont pas la moindre idée concrète de comment une entreprise fonctionne et peut prospérer; 

4. Que le coût de l’énergie y est un des plus élevés d’Europe, en raison de politiques dogmatiques impoosées par les écologistes;

5. Que le niveau d’enseignement se dégarde d’année en année, la Belgique formant moitié moins d’ingénieurs qu’il y a trente ans ! 

6. Que nos holdings traditionnelles et leurs dirigeants ont souvent bradé nos centres de décisions belges en vue de réaliser des profits financiers, au détriment de visions industrielles. Qu’ils portent également une part de  responsabilité dans la situation actuelle; 

7. Qu’il y a néanmoins environ 100.000 emplois qualifiés disponibles et vacants en Belgique; 

En d’autres termes, il faut mettre en place un nouveau contrat social tourné vers l’avenir et les entreprises du futur et notamment développer nos PME flexibles, principales pourvoyeuses de main d’oeuvre.

Le modèle belge issu de l’après-guerre est mort politiquement, socialement et économiquement. Il faut en prendre acte, avec lucidité, plutôt que de tenter de ranimer ce qui est voué inmanquablement à disparaître.

Le PP entend contribuer à cette rupture et à ce renouveau, face aux conservatismes.