Di Rupo et la Grèce: irresponsabilité généralisée

 

13.09.2011 | COMMUNIQUE DE PRESSE DU PARTI POPULAIRE

Le Parti Populaire a pu prendre connaissance de la note Di Rupo « amendée ». En matière de réformes institutionnelles, les négociateurs, avançant chacun leurs priorités, nous concoctent une nouvelle usine à gaz institutionnelle (un exemple absurde de répartition de compétences parmi d’autres : les normes d’encadrement des hôpitaux aux régions, les normes de financement au fédéral).

Seul le confédéralisme à quatre permettra d’éviter fausses solutions et de responsabiliser les acteurs. Les entités doivent se financer directement par l’impôt. Des mécanismes de solidarité doivent être établis, comme en Suisse, mais sur des bases objectives.

Au même moment, le gouvernement pourtant en affaires courantes propose au Parlement d’adopter une loi engageant l’Etat à concurrence de 34,5 milliards € au profit du Fonds Européen de Stabilité Financière, donc indirectement au profit de pays comme la Grèce.

Prêter aujourd’hui à ce pays (ou le garantir) alors que son défaut de payement s’avère imminent, c’est verser de l’eau dans le tonneau des danaïdes. C’est irresponsable dans le contexte budgétaire actuel. Le PP émet par ailleurs de sérieux doute sur la constitutionnalité de l’action du gouvernement en affaires courantes.

L’Euro, dans sa formulation actuelle, est en situation d’échec car mal conçu dès le départ : l’union monétaire ne pouvait fonctionner sans convergence réelle des politiques fiscales et budgétaires. De plus l’Euro fort enserre les états « faibles » dans des carcans monétaires trop rigides éméchant toute dévaluation compétitive. Il faut donc revoir en profondeur ce mécanisme.

Concrètement, Le PP pense souhaitable de laisser la Grèce faire défaut et quitter l’Euro. La Grèce sera incapable de rembourser même en imposant des plans de rigueur de plus en plus insoutenables socialement.

Il est préférable de réserver la capacité financière (déjà fort obérée) de l’Etat belge pour renflouer et si nécessaire nationaliser les banques et compagnies d’assurances belges qui auront de toute façon à subir le contrecoup des défaillances d’Etats. Il faut en outre imposer aux banques de dépôts des critères de diversification des prêts draconiens et leur interdire toute activité de marché.