Crise à Liège : L’attitude de Mittal n’est qu’une partie du problème !

Communiqué | 27 janvier 2013

Le Parti Populaire exprime sa solidarité avec les milliers de travailleurs liégeois qui se voient brutalement privés de leur emploi. Rien n’est plus terrible pour une famille, des hommes, des femmes, de voir la crainte du lendemain s’insérer pernicieusement dans leur vie !

Si Arcelor Mittal porte évidemment une part de responsabilité, notamment au niveau d’engagements qu’il n’a pas tenus, cela ne peut en rien exonérer la responsabilité écrasante des autres acteurs et leur imprévoyance et notamment les décideurs politiques actuels.

Le président Modrikamen déclare : « Le socialisme wallon dévoyé porte en effet une part de responsabilité écrasante que l’hypocrisie actuelle de ses responsables ne saurait masquer”.

Tout est fait pour miner l’entreprenariat dans notre région. L’activisme syndical extrême, la sur réglementation à tous niveaux, les taxations absurdes, le coût exorbitant du travail pour un salaire net ridicule, le mépris affiché pour les entrepreneurs et ceux qui réussissent dérivant d’une culture de lutte des classes archaïque, la cession de nos fleurons à l’étranger faute d’une volonté d’ancrage (Fortis, Petrofina, Electrabel, …), l’ouverture totale à une concurrence asymétrique, contribuent au déclin accéléré de la Wallonie.

Le nivellement par le bas de notre enseignement, lui même causé par une politique égalitariste, contribue lui aussi à ce déclin. Nous ne formons plus assez de médecins, d’ingénieurs, de techniciens qualifiés.

Le drame de la Wallonie n’est pas que des entreprises ferment – ce qui est dans l’ordre des choses – mais que pas assez ne se créent pour régénérer le tissu industriel et offrir un avenir et la prospérité à nos citoyens.

Le taux d’entreprenariat wallon est un des plus faibles d’Europe (2,5 % comparé à 5 % de moyenne européenne) ! Le Wallon a toujours été courageux et inventif. Il a fait, voici à peine un siècle, de la Wallonie, la seconde puissance économique au monde.

Seul un état d’esprit défaitiste lié à une culture socialiste poussiéreuse et mourante, l’a entraîné dans le gouffre et l’y maintient. Le PP, avec les réformateurs du Nord et toux ceux qui au Sud veulent sortir de cette politique suicidaire, propose une révolution en profondeur des mentalités, des structures et des lois. La remise à plat est une condition sine qua non du redressement.