Budget de la Communauté française : un manque de vision !

Le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles s’est penché, ce mercredi, sur le budget 2015 de la Communauté française. Le député du Parti Populaire André-Pierre Puget a annoncé qu’il voterait contre. Le budget n’est, selon lui, pas porteur d’un avenir meilleur pour les citoyens.

Le Parti Populaire estime qu’il aurait fallu aller beaucoup plus loin encore dans les trop timides mesures d’économie. Il s’interroge notamment sur la réelle plus-value, dans le paysage institutionnel belge, de la Communauté française, alors qu’une fusion avec les régions eut été envisageable.

Le gouvernement a également annoncé vouloir faire des économies dans le fonctionnement des cabinets ministériels. « Mais, la première mesure ne consistait-elle pas, beaucoup plus simplement, à réduire le nombre de ministres alors que certains médias pointaient l’existence de strapontins inutiles ? ».

L’enseignement en Communauté française présente des résultats plus que moyens dans les évaluations internationales. Les dépenses par élève et par étudiant figurent pourtant parmi les plus élevées au monde. C’est bien là la preuve que les politiques menées sont vouées à l’échec. « Le budget ne prévoit malheureusement aucune mesure structurelle pour remettre le savoir, et celui qui l’incarne, à savoir le professeur, au centre du processus d’apprentissage.” Le gouvernement semble avoir trouvé la recette miracle, tablant sur un gain de 2,2 millions effectué sur la diminution du nombre de redoublements.  « Je crains, en réalité, que, pour faire des économies de bout de chandelle, le message sous-jacent soit de ne plus faire échouer les élèves n’ayant pas acquis les compétences requises pour passer au niveau supérieur.”

André-Pierre Puget a également dénoncé la politique culturelle de Madame Milquet, estimant que « toute œuvre doit trouver son public et que la culture ne doit pas se faire à coups de subsides », ; il a interrogé Monsieur Colin sur la politique sportive à l’heure où les fédérations souffrent, notamment des délais pris par l’administration pour avaliser les plans ; et a enfin attiré l’attention de Monsieur Madrane sur l’importance d’assurer la continuité dans la politique entourant le bracelet électronique que la sixième réforme de l’Etat va transférer à la Fédération le 1er janvier 2015.